Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 18:07




Louanges du gouvernement français après la mort d’Omar Bongo :
le CCFD-Terre Solidaire appelle au contraire à tourner une page sombre de la relation entre la France et l’Afrique.

 

Suite au décès du président du Gabon, la France doit agir avec l’Union européenne, en faveur d’une transition réellement démocratique. En écho aux aspirations des sociétés civiles africaines, le CCFD-Terre Solidaire appelle le gouvernement français à s’engager dans une relation radicalement différente avec le Gabon et l’ensemble des pays africains, fondée sur la promotion de la démocratie, des droits humains et la solidarité.

 

Dans un appel publié le 13 février 2007 dans Le Monde, des associations, des syndicats et des réseaux citoyens en Afrique, avec lesquels travaille le CCFD-Terre Solidaire, avaient exprimé aux candidats à l’élection présidentielle française leur volonté de construire une autre relation entre la France et l’Afrique, tout en avertissant : « un tel renouveau n’est concevable que si les fondements de cette relation sont assainis. La France doit assumer son passé en Afrique : il faut en finir avec les heures noires de la Françafrique , avec le soutien aux régimes autoritaires et avec l’impunité ».

Malgré les engagements pris par M. Sarkozy à ce sujet lors de la campagne électorale, la « rupture » annoncée dans la gestion des relations franco-africaines se fait encore attendre.

 

Dans l’immédiat, le CCFD-Terre Solidaire demande qu’une attention particulière soit apportée aux défenseurs des droits humains et aux militants anti-corruption du Gabon, particulièrement exposés dans cette période de transition.

Au Gabon, les rares personnes qui osent critiquer le pouvoir sont soumises à une répression de plus en plus tangible, marquée par l’arrestation, le 30 décembre 2008, de deux journalistes et trois militants anti-corruption, pour avoir soutenu ou relayé la dénonciation des biens mal acquis de la famille Bongo. La communauté internationale doit être extrêmement vigilante quant à leur situation, dans le contexte de tensions autour de la succession d’Omar Bongo.

 

Le CCFD-Terre solidaire continue de dénoncer l’enrichissement personnel du clan Bongo, et les responsabilités françaises dans cette situation.

Ces avoirs détournés sont une cause majeure de la pauvreté au Gabon, pays dans lequel 40 % de la population vit sous le seuil de grande pauvreté. Le Gabon compte à peine 20 médecins pour 100 000 habitants ; un enfant sur sept meurt avant l’âge de cinq ans. Aucune procédure de restitution de ces avoirs, placés à l’étranger, n’est pour l’instant engagée faute de volonté politique notamment en France.

Le CCFD-Terre solidaire détaille ces injustices dans une étude sur les « Biens mal acquis »[1], publiée en 2007. Cette étude a servi de fondement aux plaintes déposées par plusieurs organisations à Paris à l’encontre notamment d’Omar Bongo, visant à engager une procédure de restitution des avoirs détournés. Le CCFD-Terre solidaire publiera dans les prochains jours un nouveau Rapport actualisé et enrichi.

 

Contacts : Véronique de La Martinière  : 01 44 82 80 64 - Nathalie Perramon : 01 44 82 80 67

 

Première ONG française de développement, avec 40 millions d’euros de budget et plus de 500 initiatives soutenues chaque année dans 80 pays du sud et de l’est, le Comité catholique contre la faim et pour le développement  (CCFD- Terre Solidaire) a acquis depuis près de 50 ans un savoir faire et de nombreuses références dans le dialogue avec les sociétés civiles de ces pays. Cette expertise est utilisée aujourd’hui dans de nombreuses activités de communication, de plaidoyer et d’éducation au développement en direction du public français et européen, grâce à un réseau de 15 000 bénévoles militants. Site : www.ccfd.asso. fr


Comité catholique contre la faim et pour le développement : 4, rue Jean Lantier – 75001 PARIS - 01 44 82 80 00


 [1] « Biens mal acquis… profitent trop souvent. La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales », mars 2007.

Cf. http://www.ccfd. asso.fr/e_ upload/pdf/ biens-mal- acquis.pdf. Nouvelle version à paraître très prochainement.

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers