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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 20:41


 

 

A un an de la fin du mandat en cours du président Bozizé, les Centrafricains doivent se préparer à dresser le bilan de son régime, de sa gestion des affaires de leur pays depuis la mascarade électorale de 2005 qui l’avait porté dans le fauteuil présidentiel. Il n’y a aucun doute sur son intention de briguer à nouveau un second mandat pour se succéder à lui-même. C’est ici qu’il y a lieu de rappeler que lorsque Bozizé avait pris les commandes du pays après le putsch du 15 mars 2003 qui avait renversé Ange Félix Patassé, pour tous ceux qui avaient misé sur lui dans le cadre de la transition consensuelle, il n’était pas question qu’il puisse se présenter aux élections présidentielles devant permettre au pays de renouer avec une situation constitutionnellement normalisée.

Or, Bozizé a surpris tout le monde en faisant un passage en force consistant à organiser de grotesques marches de la jeunesse et du peuple avec remise de mémorandum lui demandant d’être candidat. Malgré les mises en garde à l’époque du président de la Commission de l’Union africaine Alpha Oumar Konaré, rien n’y a fait, il est passé outre et s’est entêté à être candidat. On sait maintenant que Bozizé et ses partisans armés avaient tout fait mais en vain pour gagner ces élections dès le premier tour.

On sait aussi que c’est en refusant de se faire manipuler en faisant tripatouiller les données informatiques électoraux que le représentant du PNUD à l’époque, un certain Stan Kwein a été viré du pays. Les Centrafricains doivent encore se souvenir des scandaleux slogans des « libérateurs » de Bozizé qui claironnaient ouvertement en langue nationale sango : « sengué kouè i mou, na ngangou kouè i mou » cela veut dire : « pacifiquement nous gagnons, par la force aussi nous gagnons ».

Aujourd’hui, tout indique que Bozizé et sa clique se préparent encore à récidiver leur sale besogne de 2005 à savoir, frauder au maximum pour s’autoproclamer vainqueur de ces élections. Ils ont déjà passé commande, comme Centrafrique-Presse s’en est fait l’écho, d’environs 4 millions de T-shirts (autant que la population totale centrafricaine) et de 2,5 millions de casquettes à distribuer pendant la campagne. Avec les maigres liquidités du trésor national, Bozizé vient d’envoyer en réparation au Portugal le vieux Hercules C 130 qu’il avait acheté aux USA à plus de 3 milliards F CFA pour encore un coût d’un milliard cinq cent millions F CFA.

L’affaire des sulfureuses relations entre Bozizé, le ministre des mines Sylvain Ndoutingaï et leur ami l’escroc indo-pakistanais Saifee Durbar montre assez bien que c’est la RCA qui est le principal dindon de leur farce. Bozizé, Ndoutingaï et Durbar se sont amusés et continuent de le faire, avec les milliards qu’ils ont réussi à avoir par des pratiques mafieuses et frauduleuses en concédant des permis miniers notamment pour l’exploitation des gisements  d’uranium de Bakouma qui appartient au pays. Ils ont empoché plusieurs dizaines de milliards de F CFA sur les transactions et opérations minières avec URAMIN et AREVA sans que le trésor du pays sache où se trouve exactement ce pactole. Le train de vie époustouflant de Durbar. Son loyer mensuel dans un quartier chic de Londres ; ses rutilantes voitures avec chauffeurs embauchés à plein temps etc…Malgré les révélations de Centrafrique-Presse, jusqu’ici démenties par personne, il est curieux et fort étonnant que cette situation ne puisse intriguer ni préoccuper qui que ce soit à Bangui. Personne. Aucun parti politique, aucun syndicat, aucun député, ne se soucie de cette question.

Le train de vie de l’indéboulonnable ministre des mines centrafricain Sylvain Ndoutingaï et ses ballades entre Ouagadougou, Douala, Bruxelles et Londres en Falcon 900 de location. Comme par hasard, Ouagadougou où Ndoutingaï a acquis des propriétés immobilières, figure parmi les destinations où il s’est rendu avec le Falcon.

Le fait que Durbar refuse de régler la note des nombreux vols avec le Falcon  effectué par Ndoutingaï et Bozizé est bien la preuve que c’est le même Ndoutingaï qui paye les factures. Où trouve-t-il l’argent si ce n’est avec les milliards que lui et Bozizé ont perçus. Bozizé a même dû dépêcher son directeur général du protocole d’Etat M. Moussa-Kembé à Londres pour trouver une solution quand la société de location du Falcon commençait à faire du bruit. Moussa-Kembé s’est ridiculisé devant le juge anglais à Londres qui  l’a traité comme  un protecteur d’escroc.

Durbar et Ndoutingaï s’apprêtaient à vendre « leur » société d’uranium à une entreprise au Kazakhstan qui fait également dans l’uranium. On vient d’apprendre cette semaine par la presse que le responsable de l’entreprise d’Etat d’uranium du Kazakhstan vient d’être arrêté pour vol de 60 % de minerais d’uranium. C’est probablement avec ce monsieur qu’ils devraient traiter la transaction.

Pour continuer à jouir de ce train de vie et ces délices, Ndoutingaï et Bozizé sont obligés de demeurer absolument au pouvoir, d’où l’intérêt qu’ils ont à tout faire, au besoin en écrasant toute contestation populaire dans la rue, pour conserver ce pouvoir au-delà de la fin du mandat présidentiel de Bozizé le 11 juin 2010. On ainsi l’explication des efforts que Bozizé déploie tous azimuts pour se surarmer. Les milliards, il en a déjà même s’il trouve que ce n’est pas assez.

 

 

 

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