Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 01:21









     L'argentier Sylvain Ndoutingaï

Lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEMAC qu’il avait convoqué fin janvier dernier à Libreville en tant que président en exercice de cette institution sous régionale, Bozizé avait réussi à faire accepter par ses pairs le principe et l’accord d’accorder un prêt exceptionnel de huit (8) milliards de F CFA au gouvernement centrafricain pour accompagner les recommandations issues du dialogue politique inclusif notamment par le financement du programme de DDR.


Selon des informations crédibles provenant du proche entourage même du président Bozizé, certains pays de la CEMAC ont déjà versé leur contribution dans le cadre de ce prêt. C’est ainsi que dès fin février dernier, le Cameroun a viré la somme de un (1) milliard F CFA à la BEAC à Bangui. Le gouvernement centrafricain l’a aussitôt retirée en espèces sonnantes et trébuchantes. Qu’est ce qu’il en a fait ? Mystère et boule de gomme ! Début avril dernier, le virement, également d’un (1) milliard du Congo Brazzaville est effectué à la BEAC. Fin avril, la BEAC met aussi en place trois (3) milliards, ce qui fait en tout quatre (4) milliards F CFA. 


Dès que les autorités de Bangui l’ont appris, Sylvain Ndoutingaï en personne s’est pointé à la BEAC et a retiré la somme en espèces d’un milliard neuf cents millions (1.900.000.000) F CFA. Toujours d’après nos sources et selon Ndoutingaï, cette enveloppe servirait à rembourser l’argent qu’ils auraient emprunté auprès de quels bailleurs on ne le sait, et qui avait permis d’organiser les funérailles de la mère du président Bozizé Mme Martine Kofio, décédée le février dernier. Ndoutingai d’ajouter qu’avec le reliquat, ils allaient construire un mausolée pour la même Martine Kofio à Bézambé.


Peu après, début mai, lors d’une réunion de trésorerie que Bozizé a pris l’habitude de présider, en présence du ministre des finances Albert Besse, de Sylvain Ndoutingaï, ministre d’Etat aux mines et grand argentier du clan et du DG du Trésor, ils ont décidé de prendre possession du reliquat resté à la BEAC, c’est à dire les deux milliards cent millions (2.100.000.000) F CFA, toujours en espèces sonnantes et trébuchantes. Cet argent a pris à ce jour, une destination totalement inconnue.
 

A l’heure actuelle, Bozizé et son gouvernement ne cessent de mettre la pression sur le gouvernement équato-guinéen en faisant des pieds et des mains pour obtenir qu’il verse rapidement sa part du (1) milliard F CFA. Restent le Gabon et le Tchad sur lesquels Bozizé n’est pas très sûr qu’ils puissent verser leur contribution tout en ayant des scrupules à le leur réclamer on ne sait trop pourquoi.


Deux questions se posent : ou bien Bozizé et sa clique se foutent éperdument du sort du pays et des Centrafricains ainsi que des bailleurs de fonds en faisant ainsi ce que bon leur semble ; ou bien ils savent qu’ils n’en ont plus pour longtemps à la tête du pays donc il leur faut ramasser tout ce qui leur tombe sous la main et ils font ce qu’ils font. Il n’y a pas d’autre explication possible à un tel comportement qui consiste à se servir de la politique et de la gestion du pays pour se servir ainsi. 

 

NDLR : Toutes les informations sur les agissements de Bozizé et sa clique dont la rédaction de Centrafrique-Presse se fait l’écho et rend publiques agacent et irritent passablement le président centrafricain qui aurait déclaré récemment à ses visiteurs qui lui en faisaient état : « je ne veux plus lire les torchons de Prosper N’douba » dixit Bozizé.


Il n’empêche que
Bozizé et son clan se posent réellement mille et une questions sur les sources d’informations de Centrafrique-Presse. Ils sont totalement sidérés et désarçonnés par la véracité, la précision et la fiabilité des informations les concernant dont nous faisons état parution après parution. La rédaction de Centrafrique-Presse est disposée et se fera même un plaisir de publier tout démenti de la présidence par rapport à toute information dont elle ferait état et qu’elle estimerait être fausse ou inexacte.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Nation