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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 01:14






               colonel Charles Massi

Selon des informations dignes de foi et de sources concordantes, le président du mouvement rebelle la Convention des Patriotes pour la justice et la paix (CPJP) le colonel Charles Massi, aurait été arrêté par les autorités tchadiennes à environ une soixantaine de kilomètres de la frontière centrafricaine en territoire tchadien, dans la préfecture du Salamat.


Charles Massi dont le mouvement s’était déjà signalé depuis l’échec du dialogue politique inclusif de Bangui par des actions et des combats contre la garde présidentielle de Bozizé dans la région de Ndélé en Centrafrique, était vraisemblablement à la recherche d’un couloir géographique transfrontalier pouvant lui permettre d’accéder à ses hommes sur le terrain côté centrafricain. La région du Salamat tchadien chef lieu Am Timan, fait face aux préfectures du Bamingui-Bangoran chef lieu Ndélé et de la Vakaga chef lieu Birao, côté centrafricain.

Nous publions ci-dessous, un document daté du 15 mars dernier par lequel les hommes de la  CPJP sur le terrain demandaient clairement au colonel Charles Massi de les rejoindre. Ceci peut donc expliquer cela. Malgré les propos tenus dans cette déclaration, Charles Massi a fini par être désigné le 9 avril dernier président du conseil politique de la CPJP. Ce mouvement avait revendiqué l’attaque contre la garnison de Bossembélé du 13 février dernier et n’a eu de cesse depuis, de lancer de menaçants avertissements à Bozizé, exigeant notamment la dissolution du gouvernement de Touadéra 2 qualifié « d’électoral » formé le 19 janvier 2009 après le dialogue politique inclusif ainsi que l’abrogation du décret muet, ayant nommé l’escroc Saifee Durbar vice ministre des affaires étrangères et de la coopération.


Reste maintenant à connaître le sort qu’Idriss Déby Itno, empêtré lui-même dans une situation politico-diplomatico-militaire inextricable et d’actualité, va vouloir réserver au captif. Le livrera-t-il à Bozizé, le gardera-t-il en prison ou l’expulsera-t-il du Tchad et vers quel pays ? Ce que décidera Idriss Déby sera un bon indice pour jauger la solidité de ses relations avec son vassal de Bangui dont certains disent qu’elles ne seraient plus au beau fixe. On en saura sans doute un peu plus dans les heures et jours à venir.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique