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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:48





vendredi 15 mai 2009


Il y a quinze jours Survie envoyait au ministère des Affaires étrangères, à la secrétaire aux droits de l’Homme Rama Yade et au ministre Bernard Kouchner la lettre ci-jointe. Cette lettre appelait l’attention des autorités françaises sur l’état de santé inquiétant du député de l’opposition tchadienne Ngarjely Yorongar, nécessitant son évacuation sanitaire pour d’évidentes raisons d’efficacité et de sécurité.


Nous considérons en effet qu’il est du devoir de la France de porter secours, dans les situations critiques qu’ils peuvent vivre, aux élus, opposants démocrates des pouvoirs dictatoriaux. C’est le minimum qu’on peut faire en faveur des droits de l’Homme, notamment en Afrique. Au Tchad la France assume l’évacuation sanitaire des blessés de l’armée tchadienne engagés dans une guerre civile contre les différentes rébellions. Elle ne peut faire moins pour les représentants légitimes de la société civile tchadienne.


Notre lettre n’a reçu aucune réponse à ce jour, même pas une fin de non recevoir. Cela traduit plus que tout l’abîme qui sépare les rodomontades publiques de la réalité d’une attitude cynique de mépris.


Nous réitérons donc publiquement notre requête. Dans le cas de Ngarjély Yorongar comme dans celui de tout défenseur de la liberté en péril, nous demandons que la France fasse ce qu’il lui est facile de faire. Bruno Ossébi (citoyen franco-congolais) vient de mourir à Brazzaville, faute d’avoir été mis rapidement à l’abri de la vindicte du pouvoir congolais. Ibni Oumar Mahamat Saleh, autre opposant démocratique tchadien, n’a pas donné signe de vie depuis plus d’un an, alors qu’il se trouvait aux mains du pouvoir tchadien. Dans chaque cas le pouvoir français pouvait faire quelque chose et n’a rien fait ni pour prévenir ces disparitions, ni pour les éclaircir par souci de justice.


Si cette passivité amenait une issue funeste pour Ngarjély Yorongar, on constaterait une fois de plus que le sort des défenseurs de la liberté et des droits de l’Homme laisse la France indifférente lorsque cela se passe dans les pays des dictateurs qu’elle soutient.


Contact presse :

Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication


stéphanieduboisdeprisque(a)survie.org Tél. : 01 44 61 03 25

 

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