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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:01





Paris, jeudi 7 mai 2009 (PANA) - Le président du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (Mlpc, opposition), Martin Ziguélé a exprimé, mercredi à Paris, son opposition à tout report de la présidentielle prévue en mars 2010 en Centrafrique, estimant qu’il conduirait le pays dans une impasse politique et juridique.


 
« Si les élections ne sont pas organisées en mars 2010, la Centrafrique se retrouverait dans une situation de vide juridique. Celui-ci viendrait s’ajouter à un climat politique déjà porteur de lourdes menaces pour la paix sociale »,
a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse. Le retard pris dans la préparation du scrutin présidentiel, qui devrait être aussitôt suivi des législatives, alimente ces derniers temps les spéculations sur le maintien ou non des échéances électorales de 2010. « Le pouvoir a sciemment créé ce retard, en refusant la révision des listes électorales, du code électoral, la création d’une Commission nationale électorale indépendante (CENI) ainsi que le retour des réfugiés et leur inscription sur les listes », a expliqué l’ancien Premier ministre centrafricain.


Pour lui, la crise en Centrafrique a atteint une gravité telle qu’il faut aller rapidement aux élections pour permettre au peuple d’arbitrer entre les différents acteurs de la vie politique. « Quand rien ne va dans un pays et c’est le cas en Centrafrique, on se retourne vers le peuple pour qu’il tranche en son âme et conscience. Nous sommes dans ce cas de figure en Centrafrique où devons aller rapidement aux urnes », a estimé le président du MPLC, première force d’opposition centrafricaine. Il a, par ailleurs, lancé un appel à l’Union africaine, au président gabonais Omar Bongo Ondimba et à la France pour qu’ils aident la Centrafrique à sortir de sa « très grave crise politique ».


L’opposition centrafricaine et le régime du président François Bozizé avaient tenu, en décembre 2008 à Bangui sous l’égide de la communauté internationale, un « Dialogue politique » qui a esquissé un scénario de sortie de l’impasse politique. "Le plan adopté par le Dialogue a été dévoyé dès lendemain des assises par le président Bozizé. Résultat : tout est à refaire aujourd’hui avec la reprise de la guerre, les violations des droits de l’Homme, la gestion patrimoniale des biens publics «, a regretté l’ancien Premier ministre, en réitérant son appel à l’aide internationale. « Nous en appelons au guide de la Révolution libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi, président en exercice de l’Union africaine et à tous les amis de la RCA pour nous aider à nous en sortir. L’urgence est déclarée", a-t-il encore dit.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique