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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 22:53

 

       Faustin Archange Touadéra



C’est en quelque sorte à ce type de chantage que se livrent les autorités de Bangui vis à vis de la communauté internationale. Selon des informations dignes de foi, le régime de Bozizé est en train de vouloir conditionner la tenue des élections de 2010 à leur financement et au décaissement préalable du montant de l’enveloppe, par la communauté internationale. Pour cela, c’est le premier ministre Faustin Archange Touadéra qui est à la manœuvre. Il a dépêché son ministre d’Etat à l’économie et au plan Sylvain Maliko, auprès de certains diplomates occidentaux de Bangui pour sonder leurs intentions relatives au financement par leur pays des élections de 2010. Après quoi, Touadéra a reçu lui-même un à un ces diplomates. Un seul a eu le courage de lui demander le montant de l’enveloppe dont le gouvernement centrafricain aurait besoin pour ces élections. Touadéra a avancé comme pour s’amuser, le chiffre de 9 milliards de f CFA. L’Union européenne vient pourtant d’annoncer qu’elle a prévu pour ces élections, une enveloppe de 4 millions d’euros.

Faut-il rappeler que la communauté internationale a jusqu’ici habitué le pouvoir de Bozizé à satisfaire à toutes ses demandes d’argent, il n’y a donc aucune raison qu’il se prive de formuler d’autres exigences. Cependant à la longue, la communauté internationale est devenue de moins en moins dupe ou plutôt, de plus en plus suspicieuse quant aux capacités de rigoureuse gestion des autorités de Bangui. C’est ainsi que de plus en plus, c’est au BONUCA qui est maintenant devenu BINUCA, qu’il est fait appel pour le management et la gestion de certains fonds alloués et destinés au financement de certains projets centrafricains. On l’a vu récemment avec l’enveloppe accordée par les Nations unies pour le Dialogue politique inclusif de décembre 2008. Ce sera encore le cas pour le programme DDR que les nations unies vont financer car on sait que si latitude est laissée au gouvernement centrafricain pour gérer ce genre d’enveloppe, cela débouche immanquablement sur des détournements. C’est par exemple le cas des cinq milliards sur les huit, du prêt consenti au gouvernement centrafricain par la CEMAC qui ont été déjà décaissés au profit du gouvernement. Celui-ci veut en faire une autre utilisation que de financer le programme DDR.

Le gouvernement centrafricain on le voit, va à ces élections à reculons. Il fait une lecture bien à lui des recommandations du DPI relatives au chronogramme des préparatifs de ces élections. Le ministre chargé de l’administration du territoire est aux abonnés absents alors que les choses urgent pour la mise en place des comités ad hoc préalables à la mise en place de la commission de révision du code électoral et de la Commission électorale indépendante. Il est davantage préoccupé par la restructuration des cellules KNK en province.

    

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique