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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 02:09





INAUGURATION DU MONUMENT DU LIEUTENANT KOUDOUKOU

(1ER AVRIL 2009)

 

Allocution de S. Exc. M. Jean-Pierre VIDON,

Ambassadeur, Haut-Représentant de la République française

 

 

1942, 2009, il y a déjà 67 ans que disparaissait, des suites de ses blessures reçues pendant les combats de Bir Hakeim, ce héros oubanguien qu’était le Lieutenant Georges KOUDOUKOU.

 

Promu sous-lieutenant le 27 décembre 1941, il fut le premier officier centrafricain. Ce galon, plus que mérité, récompensait une carrière déjà particulièrement riche, commencée en 1916 lorsqu’il s’engage pour la durée de la guerre au Bataillon n°3 de l’Afrique Equatoriale française. Il servira ensuite successivement au Bataillon n°2 de l’AEF, puis au 16ème Régiment de tirailleurs sénégalais au Maroc, puis au 12ème RTS en France avant de revenir dans son pays, en 1931, pour être affecté au Bataillon de l’Oubangui Chari, au camp de Kassaï.

 

Adjudant de compagnie dans ce bataillon, il entraînera derrière lui, grâce à sa forte personnalité et son charisme, le Bataillon de marche n°2, pour que celui-ci rallie les Forces Françaises Libres du Général de Gaulle.

 

Avec le BM 2, il participera à l’épopée de cette unité qui le conduira en Syrie, en Egypte et en Cyrénaïque où il sera mortellement blessé, en juin 1942, lors de la défense héroïque de Bir Hakeim.

 

Déjà plusieurs fois décoré pour ses faits de guerre, il sera fait Compagnon de la Libération par le Général de Gaulle, le 9 septembre 1942, à titre posthume, faisant ainsi parti de ce cercle très restreint des  1036 personnes, pour le monde entier, qui ont reçu cette très haute distinction décernée entre 1941 et 1946. Parmi eux, dix militaires africains ont été récompensés, dont trois Centrafricains, les tirailleurs Dominique Kousséyo, Paul Koudoussaragné et Georges Koudoukou.

Le lieutenant Georges KOUDOUKOU illustre parfaitement cet engagement de l’Afrique auprès de la France pour la soutenir dans tous ses combats et participer à la libération de son territoire.

 

A travers lui, à travers ce symbole, il s’agit d’honorer tous ses camarades oubanguiens et africains, qui ont donné leur sang, leur souffrance, leur intégrité physique à chaque fois que la France a fait appel à eux.

 

Avec tous ses camarades, avec ces anciens combattants présents parmi nous aujourd’hui, et dont je salue personnellement l’engagement, en leur temps, auprès de leurs camarades de combat métropolitains, il est aussi la concrétisation de ces relations privilégiées nouées au cours des ans entre votre continent, et tout particulièrement votre pays et la France.

 

Même si, parfois, ces relations n’ont pas été un long fleuve tranquille, elles doivent perdurer dans l’intérêt de tous, tout en sachant les adapter au nouveau contexte international. Elles devront toujours avoir ce caractère particulier dû à des liens anciens, tissés dans l’estime, la confiance réciproque et la fraternité.

 

Cet engagement humain, à nos côtés, en son temps, doit se voir conforté par une action de la France afin de vous aider à votre tour, à retrouver la paix, la stabilité et les voies du développement auxquelles le peuple centrafricain aspire légitimement.

 

Pour conclure, il me semble essentiel que les générations présentes et à venir n’oublient jamais le sacrifice de tous ces héros. Rien ne pouvait mieux entretenir ce souvenir qu’un monument mettant en valeur l’un d’entre eux, le Lieutenant Georges Koudoukou, dont la statue s’élève maintenant sur ce carrefour, au milieu de ce quartier où se côtoie quotidiennement une grande partie de la population banguissoise.

 

Centrafricaines, Centrafricains, soyez fiers du Lieutenant  Georges KOUDOUKOU.

 

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