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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 18:59

 

AU DEPART DU GENERAL FRANCOIS BOZIZE

 

 

            Depuis l'accession au pouvoir du général François Bozizé, sa politique est dominée par l'exclusion et la haine, les violations répétées des droits de l'homme et la répression aveugle, les violations constantes de la Constitution, la mauvaise gouvernance et plus récemment encore, le refus délibéré d’appliquer les recommandations pourtant consensuellement adoptées par le Dialogue Politique Inclusif. La justice est instrumentalisée à sa guise.

 

            Le mérite, la compétence, la qualification et l’expérience, ne sont plus des valeurs prises en compte dans l’octroi désordonné des galons et l’évolution dans la carrière des armes. Les nominations aux postes de responsabilité dans la fonction publique, dans l'armée et le secteur parapublic, n’obéissent uniquement qu’à des critères d’appartenance  à l’ethnie Gbaya ou à la région de Bézambé et à la clientèle KNK. Jamais notre pays n’a connu un tel degré de tribalisation de l’Etat. On assiste quotidiennement à d’intolérables discriminations et une criante inégalité des Centrafricains devant la loi et la justice, tout cela, par le seul fait du pouvoir en place. On vient d’en avoir encore la preuve ces jours-ci avec la scandaleuse promotion de son fils Francis Bozizé au grade de colonel.

 

            Cette mauvaise gouvernance du régime Bozizé a entraîné un mécontentement sans précédent au sein des forces armées centrafricaines, ce qui se traduit aujourd’hui par la multiplication des foyers de rébellion sur toute l’étendue du territoire.

 

            Les valeureux soldats centrafricains sont négligés, humiliés et méprisés. Seuls les parents de Bozizé et ceux qui l’ont suivi dans sa rébellion sont avantageusement traités aujourd’hui en terme d’avancement et de promotion au sein de l’armée. En très peu de temps, ceux-ci, dont certains sont de braves illettrés, ont sauté sans vergogne plusieurs grades sans en réunir les conditions ni en avoir le profil.

           

            Le général François Bozizé a fait de notre armée, une institution devenue l'ennemi de son propre peuple qu’elle est pourtant censée protéger. Les armes achetées avec les deniers du peuple sont malheureusement utilisées pour tuer les filles et fils du pays. Plusieurs familles centrafricaines sont aujourd’hui endeuillées par des éléments du propre entourage immédiat du général Bozizé avec la bénédiction et protection de celui-ci. La liste des innocentes victimes est longue. Pourtant les assassins sont bien connus mais demeurent toujours impunis. Les parents du capitaine Koyangao, du lieutenant Assombélé Patrick, des commissaires Trépassé Hervy,  de Daniel Sama et autres victimes de l’ère Bozizé, sont toujours en attente des résultats des enquêtes prétendument ouvertes sur les circonstances de leur tragique disparition.

 

            Nous disons non au général Bozizé pour sa politique criminelle et condamnons fermement les nombreux assassinats et  exécutions sommaires jamais élucidés de valeureux cadres et fils du pays.

 

            Nous disons non au général François Bozizé pour sa gestion clanique de notre armée et exigeons que cessent les nombreuses distributions fantaisistes de galons et autres promotions  irrégulières en grades qui la déshonorent et discréditent. Notre armée nationale dont nous étions naguère fiers est aujourd’hui envahie de nombreux mercenaires étrangers recrutés pour les besoins de la cause par le général Bozizé.  

 

             François Bozizé ne se comporte pas en chef d’état. Nous n’en voulons pour preuve que l’organisation aujourd’hui d’un plan de génocide de certaines composantes de la nation par la distribution par son  régime d’armes de guerre aux milices privées.

 

            En six (6) ans de règne,  le bilan de François Bozizé est catastrophique :

 

-          Affairisme effréné ; détournement des deniers publics,

-          Tuerie à grande échelle des populations civiles dans la région nord du pays,

-          Exécutions sommaires des cadres de l’armée et de la police,

-          Prédation des biens de l’état, pillages des ressources naturelles,

-          Haute trahison à travers la nomination au poste de souveraineté de non nationaux etc.

 

            L'heure est grave et le pays est dans une impasse totale. Devant la gravité de la situation, le collectif des officiers républicains libres décide de prendre ses responsabilités et décrète la fin de la récréation ;

 

            Il lance un appel à la désobéissance totale à ses frères d'armes des FACA afin d’empêcher coûte que coûte le plan sordide et criminel en gestation pour massacrer encore les Centrafricains

 

            François Bozizé doit partir ; il est temps d'en finir avec son régime dictatorial et anti-national afin de rétablir une démocratie véritable dans notre cher et beau pays,  le Centrafrique.

 

            VIVE L’ARMEE NATIONALE ! LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE !

 

 

Porte parole du collectif des officiers.

 

 

Capitaine Joachim KOKATE

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