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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 10:32

L’Action tchadienne pour l’unité et le socialisme (ACTUS), a exprimé sa condamnation et son indignation face à la décision du Cour pénale internationale (CPI) de lancer un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar El Béchir. Dans son plaidoyer, ce parti dénonce la partialité de la CPI dans le traitement des régimes et des conflits à travers le monde, accusant l’institution judiciaire de servir des intérêts politico-économiques occidentaux au détriment de la souveraineté des Etats, notamment sur le continent africain.

 

Le parti politique de l’Action tchadienne pour l’unité et le socialisme (ACTUS) vient de publier un communiqué le 4 mars dernier pour dénoncer le lancement par la Cour pénale internationale (CPI) d’un mandat d’arrêt international contre le président soudanais Omar el Béchir.

L’ACTUS brandi le spectre de l’impérialisme des puissances occidentales et dénonce une décision (…) sous-tendue en filigrane par des motivations politico-économiques contre un président africain en exercice.

Ce parti a apporté son soutien au chef de l’Etat soudanais dont le pays fut déjà classé injustement dans les années 90 par les USA, comme faisant partie de l’empire du mal aux côtés de la Corée du Nord, de Cuba, de l’Iran, de la Syrie et de l’Irak.

Le président de la commission de l'UA, Jean Ping a déclaré que cette décision menace la paix au Soudan. Nombre de dirigeants africains qualifiés de pro-occidentaux, parmi lesquels le Président Abdoulaye Wade du Sénégal, se sont opposés à cette croisade. La Ligue arabe dans son communiqué du 11 mars 2009 désapprouve cette décision, l’Organisation de la conférence islamique la condamne. L’Egypte pro-occidental a aussi exprimé sa désapprobation à laquelle viennent s’ajouter celle de la Russie et la Chine deux pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU qui ont exprimé leur scepticisme, rappelle le communiqué.

La cruelle vérité (…) sciemment occultée par les médias occidentaux est le soubassement politico-énergétique, le pétrole, dont regorge ce pays arabo-africain, affirme l’ACTUS.

L’association politique dénonce le soutien par les régimes occidentaux des criminels dictateurs tels que Mobutu en RD Congo, Suharto en Indonésie, Batista à Cuba, Pinochet au Chili, Eyadema au Togo, le Shah en Iran, Idriss Deby au Tchad», et dénonce l’apathie de ceux-ci dans d’autres régions, comme «non loin du Soudan, dans la région de Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo, [où] se poursuit une horrible guerre, la plus meurtrière après la seconde guerre mondiale. Elle a déjà englouti plus de 5 millions de Congolais depuis 1995.

L’ACTUS avance que l’Occident voit déjà d’un mauvais œil l’exploitation actuelle du pétrole soudanais par le groupe pétrolier chinois (CNPC) qui augmenterait davantage sa production dans les années à venir. Ce qui compromettrait dangereusement le projet de contrôle exclusif du pétrole africain par les multinationales occidentales.

Le parti dénonce des actes de terrorisme occidental, en citant la décision des Etats-Unis en 1996 de geler les avoirs du gouvernement soudanais pour ce qu’il ferait partie de l’empire du mal, ou le bombardement le 20 août 1998 par les Etats-Unis l'unique usine de médicaments du Soudan sous prétexte qu'elle fabriquerait des armes chimiques, alors qu’elle produisait 60% des médicaments disponibles au Soudan.

A la fin de l’année 2008, l’armée israélienne a envahi la bande de Gaza tuant et blessant des milliers de Palestiniens. A ce jour, les habitants subissent les dégâts collatéraux de cette occupation. Pourquoi la CPI n’a-t-elle pas réagi contre les auteurs de ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité ?, rappelle l’ACTUS.

La décision du gouvernement soudanais de ne pas appliquer cette décision de la CPI est logique et ce d’autant plus que le peuple apporte son soutien massif à son président d’une part et d’autre part le Soudan n’a pas ratifié le protocole de la création de la CPI. En revanche les USA qui n’ont pas ratifié ce protocole de création de la CPI et qui refusent d’extrader leurs citoyens coupables de crimes de guerre, sont les premiers à imposer et à se servir de cette institution à des buts politiques contre tous les dirigeants du Sud qui osent mener une politique indépendante, dénonce enfin le communiqué.

Les positions de la CPI sont de plus en plus contestées par les observateurs internationaux, notamment dans l’hémisphère Sud où sa légitimité est sérieusement remise en cause au regard des œillères qui l’empêcherait de commencer par appliquer ses principes aux pays occidentaux où elle a été créée.

Source : Gaboneco

 

 

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