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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 15:31

 

Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) du général André Kolingba semble dans une zone de turbulence qui ne dit pas son nom.

 



La dernière suspension du secrétaire général de cette formation par le Président fondateur de cette formation politique n’est réellement que le bout de d’iceberg. Le Rassemblement Démocratique Centrafricain traîne un malaise latent dont il n’arrive pas à se débarrasser.

Un limogeage qui a surpris
Depuis les dernières élections présidentielles et législatives de 2005, le Rassemblement Démocratique Centrafricain est bien mal en point. Au sortir des élections, le secrétaire général, M. Daniel Langandi, qui avait conduit le parti aux élections avec les moyens de bord, avait été évincé pour les raisons qui demeurent jusque-là très obscures. En sourdine, on murmure que M. Daniel Langandi aurait trahi le parti. Il s’en défend farouchement et jure qu’il n’a été que la victime des faiseurs de rois au sein du Rassemblement Démocratique Centrafricain. Quand M. Daniel Langandi avait été nommé au Secrétariat général du RDC, le parti commençait à relever la tête avec des meetings dans les différents arrondissements de Bangui et certaines villes périphériques. Il avait l’ambitieux programme de ressusciter les cellules, les sous-fédérations et fédérations du Rassemblement Démocratique Centrafricain. Le choix de M. Daniel Langandi, très judicieux sur le plan politique et stratégique, avait remis du baume au cœur de militants encore timorés par les événements malheureux des deux dernières années avant l’insurrection populaire du 15 mars 2003. Après le 28 mais 2001, le Rassemblement Démocratique Centrafricain a failli piquer du nez. Il n’a été maintenu en vie que grâce au courage, à la témérité et à la perspicacité de M. Louis Pierre Gamba, vice-président du parti qui, ostensiblement, osait braver le régime de Patassé.

Des négociations laborieuses qui n’ont pas abouti
L’éviction inattendue du Secrétaire général de ce parti après les élections de 2005 a quelque peu semé la trouble dans l’esprit des militants. Le désarroi des militant a été confirmé par le choix inattendu de M. Pascal Koyamené, pourtant un militant dont on ne peut douter des élections. Mais entre les deux tours des présidentielles de 2005, la Rassemblement Démocratique Centrafricain était à la croisée des chemins. Avec le score obtenu par le candidat du RDC, André Kolingba, ce parti devait en principe jouer à l’arbitre. Le camp présidentiel a entamé des négociations avec les cadres du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), mais les responsables du parti n’ont pas voulu offrir leur allégeance sur un plateau. Les discussions ont été très serrées, difficiles et parfois houleuses. Le camp présidentiel n’ayant pas voulu adhérer aux exigences du RDC, le candidat malheureux André Kolingba n’a voulu donner des consignes de vote à ses partisans. Mais cette attitude n’a pas plu à certains cadres et militants qui ont pris position pour un vote en faveur du candidat François Bozizé.

Ce clivage a été durement ressenti au sein du Rassemblement Démocratique Centrafricain et l’a également affaibli.

L’indépendance de M. Koyamene l’a emporté
La nomination de M. Pascal Koyamene a été diversement interprétée par les militants, qui y ont vu les manœuvres souterraines des coupeurs de tête et de faiseurs de rois au sein du Rassemblement Démocratique Centrafricain. Cette désignation, pour le moins inattendue, a été interprétée comme un revirement tribaliste à la tête du parti. Le nouveau Secrétaire général avait une mission très difficile à accomplir.

Il lui faillait œuvrer pour l’unité du parti et engager des négociations avec les brebis galeuses. Sur ce plan, aucune initiative n’a été prise et la réconciliation est restée sur le bord du pavé. La redynamisation des structures du parti, entretenu à l’époque par M. Daniel Langandi n’a pas été poursuivie. Le nouveau secrétaire général a beaucoup plus été absorbé par la participation du RDC aux différentes réunions de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN). Ce regroupement a milité dur pour la tenue du dialogue politique inclusif, qui s’est concrétisée du 8 au 20 décembre 2008. Mais l’ UFVN n’a pas su avec dextérité capitaliser les acquis d’un forum pour lequel elle a déployé beaucoup d’énergie. Le Secrétaire général du RDC, porte-parole de l’UFVN s’est présenté comme partisan des solutions carrées; ce qui n’a pas du tout plu à la base et dans la haute hiérarchie du Rassemblement Démocratique Centrafricain. Les cadres du parti voulaient un assouplissement des positions pour que le RDC ne soit pas indexé comme partisan de la ligne dure. Malgré, semble-t-il, les multiples rappels à l’ordre du président fondateur du RDC, M. Pascal Koyamené avait sa propre logique, qui n’était certainement pas partagée par de nombreux cadres qui nourrissaient l’ambition d’être aux avants postes après le dialogue politique inclusif. Les positions tranchées de l’UFVN leur ont fait manquer une occasion en or : en cette occasion, le bouc émissaire est tout désigné. Il s’agit du secrétaire général, M. Pascal Koyamene dont la tête a été mise a prix et qui a fini par être suspendu de toute activité au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation pour être remplacé par M. Bindo. Ce nouveau choix, quoi qu’intérimaire n’a pas surpris outre mesure, quand on sait que le tombeau de M. Koyamene est celui-là même qui avait fait sa promotion. A une année des élections législatives et présidentielles, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) a tout intérêt à redresser la barre, s’il ne veut pas s’enfoncer encore un peu plus dans la profondeur.

 

Mardi 24 Février 2009

John Smith

 

 

Source leconfident

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