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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 00:48
      

La quasi-totalité des factions rebelles tchadiennes se sont rassemblées dans un mouvement uni, baptisé Union des forces de la résistance (UFR), assurant qu’il s’agit d’un tournant dans la guerre qu’elles mènent au régime du président Idriss Deby Itno.


LIBREVILLE - Des factions rebelles tchadiennes ont scellé une alliance dimanche à Hadjer Marfaine, une localité à la frontière tchado-soudanaise. "C’est historique. C’est la première fois qu’on est autant de mouvements rassemblés dans la même structure", se félicite le principal chef rebelle, le général Mahamat Nouri, de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD).

Alors que les querelles intestines ont souvent été le talon d’Achille de la rébellion, les huit plus gros mouvements ont cette fois trouvé un "terrain commun pour s’unir contre le régime", selon Hissène Ahamat El Hadj, de l’Union des forces pour le changement et la démocratie (UFCD)."Nous sommes très contents. L’UFR va nous permettre de mieux lutter contre le régime", assure Timan Erdimi, leader du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), qui s’est pourtant souvent opposé à Nouri.


Un mouvement uni de rébellion, l’Alliance nationale (AN) dirigée par le général Nouri, avait mené en février 2008, une offensive sur N’Djamena et avait été tout près de renverser le président Deby, retranché dans son palais. Au moment de porter l’assaut final, des divergences étaient apparues, notamment sur la personne qui devait prendre le pouvoir politique, et ces dissensions avaient été une des causes de l’échec des rebelles. "L’idée, c’est de ne pas répéter l’expérience de février. A l’époque, nous n’avons pas été vaincus par l’ennemi mais nous n’avions pas su désigner un chef", estime Nouri. Il reste toutefois à l’UFR à se "désigner un chef par un consensus (...). Nous venons de discuter pendant cinq mois, le gros du travail est fait. Nous espérons arriver rapidement" à une telle désignation, précise-t-il.


Les raisons des dissensions passées sont multiples mais elles ont souvent été d’origine ethnique. Ainsi, alors que Nouri est un Gorane comme l’ex-président Hissène Habré, Erdimi est, lui, zaghawa comme Idriss Deby. Les partisans de chaque clan ont par le passé reproché à l’autre de favoriser son groupe.


"Nous sommes capables de nous entendre pour défendre l’intérêt général au-delà de nos querelles de personnes ou d’intérêts égoïstes", souligne Nouri. "Il n’y a jamais eu de problème entre Nouri et moi, répond Timan Erdimi. Simplement à l’époque, il n’y avait pas de consensus". "Nous allons mettre en commun nos moyens militaires, humains et politiques. Chacun a compris que seul, il ne peut rien faire et donc chacun a mis ses ambitions de côté", renchérit Hissène Ahamat.


Les rebelles sont-il capables de se lancer à nouveau sur N’Djamena ? Un observateur privilégié en poste dans la capitale tchadienne estimait récemment que la menace de poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) qui pèse sur le président soudanais Omar el-Béchir, un des principaux bailleurs de fonds des rebelles, pourrait le dissuader de les pousser à attaquer comme par le passé.


Autre frein aux velléités rebelles, le président Deby, "fin tacticien", a acheté "de manière intelligente" pour ses armées "des moyens aériens et terrestres" tout en réorganisant la défense du pays "en tirant les leçons du passé", selon un militaire de la force européenne Eufor déployée dans l’est du Tchad et qui doit être relayée après le mois de mars par une mission de l’ONU.


"Il aurait dû aussi acheter des robots pour ses nouveaux chars et avions", lance Erdimi, en ajoutant : "Il ne trouvera personne pour les piloter quand nous attaquerons".


AFP 21 Janvier 2009.



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