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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 20:57


LIBREVILLE (AFP) — Jean-Jacques Demafouth, président de la rébellion centrafricaine l'APRD, a affirmé jeudi à l'AFP à Libreville qu'il demanderait en premier "pardon au peuple" en mettant fin à six ans d'exil en France pour prendre part au Dialogue politique inclusif.


"Mon premier acte sera de demander pardon au peuple centrafricain", a déclaré M. Demafouth, en route pour Bangui où s'ouvre officiellement lundi ce Dialogue, forum rassemblant pouvoir, opposition, rébellions et société civile pour tenter de sortir la Centrafrique de la crise et y ramener la paix.


"Je suis un des hommes politiques de ce pays, c'est nous qui avons fait qu'(il) est dans cette situation", a ajouté cet avocat, qui fut ministre de la Défense de son pays (1999-2001) et préside depuis mars 2008 l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un des principaux mouvements rebelles actifs depuis 2005 dans le nord de la Centrafrique.


Jean-Jacques Demafouth a été un proche de l'ex-président Ange-Félix Patassé (1993-2003), qui l'avait fait arrêter fin 2001 sous l'accusation de tentative de coup d'Etat. Jugé puis relaxé, il vit en exil en France depuis 2002.


Il était par ailleurs poursuivi par la justice de centrafricaine sous des accusations d'assassinat dans le pays, et est l'un des leaders en exil ayant bénéficié d'une loi d'amnistie promulguée en octobre par le président François Bozizé.


Pour Jean-Jacques Demafouth, le Dialogue politique inclusif représente "l'occasion pour les Centrafricains de se retrouver entre quatre z'yeux, faire un état des lieux" de leur pays, en proie à une crise financière et sociale ainsi qu'à l'insécurité et à des rébellions depuis 2005.


"Il faut que nous en sortions avec un programme minimum commun de gestion des affaires de notre pays, et que l'organe qui doit réaliser ce programme soit mis en place" à l'issue du forum, a-t-il déclaré.

Selon lui, "quatre chantiers principaux" attendent le pays, en premier "le DDR" désarmement, démobilisation et réinsertion des combattants, prévu par un accord global de paix signé en juin à Libreville, grâce à une médiation du Gabon. Cet accord global engage le gouvernement centrafricain et deux mouvements de rébellion, dont l'APRD.


Autres chantiers à lancer, d'après lui : réaliser un audit de toutes les sociétés minières, créer une commission mixte électorale indépendante et concrétiser des actes pour une paix véritable incluant la "suppression des milices" et une liberté de circulation à l'intérieur du pays.


Il a assuré ne pas avoir de crainte pour son retour, mais une certaine appréhension de trouver des populations dans la misère. Je pressens des images qui vont être dures à supporter (...) et j'irai aussi me recueillir sur les tombes des parents et proches décédés en mon absence", a-t-il dit.

 



L'arrivée de Jean Jacques Demafouth à Bangui, après 6 années d'exil, est prévue pour le lundi 08 décembre 2008 où il participera au DPI qui se tiendra entre le 08 et 20 décembre.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF