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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 14:02


 


BANGUI 26 novembre 2008, 5h54 GMT (Reuters) – Un officier de la garde présidentielle centrafricaine a exécuté dans un hôpital un citoyen malien, le mardi pour  mettre fin à une foule en émeute qui cherchait à lyncher l'homme accusé d'avoir tué son épouse, une centrafricaine, ont rapporté des témoins.

 
La foule enragée, qui a bloqué les principales avenues de la capitale Bangui pendant plusieurs heures, s’est dispersée après qu’on lui eût montré le corps criblé de balles du malien Amoudou Samassa, abattu par le soldat qui a utilisé son fusil automatique.


Des témoins ont déclaré que Samassa avait poignardé à mort son ex-épouse, une centrafricaine du nom Aminatou Miwada dans le salon de coiffure où elle travaillait, provoquant une émeute de plusieurs centaines de personnes armées de pierres, des barres de fer, qui ont capturé et battu l'assassin.

 
L'homme blessé a été secouru par la police et des gendarmes armés qui l'ont conduit à l'hôpital communautaire de Bangui, où ils ont été forcés de tirer des coups de feu en l'air et d’utiliser des gaz lacrymogènes pour empêcher la foule de casser l’hôpital et de lyncher l’homme.

 
Appelé à réprimer les mouvements de protestation qui ont pris de l’ampleur dans la ville, les éléments d'élite de la garde présidentielle du Président François Bozizé sont arrivés sur les lieux et ont tenté en vain de négocier avec des manifestants en colère, mais n’ont pas réussi à les persuader de rentrer chez eux.

 
Selon des témoins, un officier de garde la présidentielle, le lieutenant Jean-Claude Ngaikoisset, a déclaré à la foule: «Si la mort de ce criminel est la seule chose que vous demander  pour libérer l’avenue, alors je ne vois pas d'objection".


Ils ont dit à Ngaikoisset d’entrer dans l'hôpital, de tuer le malien et de montrer son corps à foule pour mettre fin à l'émeute. Les corps de la femme et son mari, tous deux musulmans, ont été immédiatement enterrés.


Il n'y a pas de réaction de  la part du gouvernement.

 
L'an dernier, Human Rights Watch  basé à New York, a accusé la garde présidentielle et d'autres forces de sécurité gouvernementales de tuer des centaines de civils dans la lutte contre les rebelles lors des opérations effectuées dans le nord de la République centrafricaine depuis 2005.

 

Ndlr Centrafrique-Presse : La question se pose vraiment avec gravité de savoir, dans quelle société, quel pays  et sous quel régime, vivent aujourd’hui les Centrafricains ? On demeure sans voix devant de tels faits… !!!

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