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Jeudi 20 novembre 2008

 

 

 

 

APA Libreville 19-11-2008 (Gabon) La 3ème réunion du comité de suivi de l’accord global de paix inter centrafricain a débuté mercredi à Libreville par des séances à huis clos sous la supervision du ministre gabonais des Affaires étrangères, Paul Toungui, a constaté APA.

 Dès 8h (7h GMT), le chef de la diplomatie gabonaise a reçu les facilitateurs de la crise centrafricaine, notamment les représentants de l’Organisation des nations unies (ONU), du Bureau nations unies en Centrafrique (BONUCA), de l’Union européenne (UE), de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD).

 Après le collège des facilitateurs, M. Toungui a rencontré la délégation du gouvernement centrafricain, forte de trois ministres et de deux experts des Forces armées centrafricaines (FACA).

 La série des audiences a été couronnée par la rencontre séparée entre, le ministre gabonais et les responsables de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de l’ancien ministre centrafricain de la Défense, Jean Jacques Demafouth, et ceux de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

 Selon une source proche du ministère gabonais des Affaires étrangères, ces rencontres préliminaires ont pour objectif d’aplanir les divergences avant la séance plénière prévue jeudi. Le communiqué final devant sanctionner cette troisième réunion du comité de suivi doit être publié jeudi à 20h00 (19h00 GMT), a précisé la source.

 C’est la troisième réunion du comité de suivi dans la capitale gabonaise, après la signature de l’accord de paix global par les protagonistes de la crise centrafricaine, notamment le gouvernement et l’APRD, le 21 juin dernier. Cet accord, qui préconise le cessez-le-feu et l’amnistie de tous les chefs rebelles ainsi que de l’ancien président Ange Félix Patassé, doit conduire les protagonistes de la crise centrafricaine au dialogue politique inclusif.

 La date de ce forum censé ramener une paix durable en Centrafrique n’a pas encore été fixée. La loi d’amnistie, un des préalables à la tenue du dialogue politique inclusif devant rassembler pouvoir, opposition, société civile et rébellions, a été promulguée par le président François Bozizé, le 13 octobre dernier, alors que le cessez-le-feu a du mal à être respecté sur le terrain.

 Sa dernière violation remonte à l’embuscade du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine qui a fait 13 morts dans les rangs des forces armées centrafricaines (FACA)au village Nobandja, dans le nord-est du pays, le 11 novembre.

 



Comité de suivi sur la Centrafrique: les protagonistes réunis à Libreville

LIBREVILLE – (AFP) 19 novembre 2008 18h34 - Des représentants du pouvoir, de l'opposition et de rébellions de Centrafrique participaient mercredi à Libreville à une réunion du comité de suivi de l'accord de paix signé en juin, a-t-on appris auprès des organisateurs gabonais.

 La rencontre a débuté dans la matinée par des rencontres séparées entre le ministre gabonais des Affaires étrangères, Paul Toungui, dont le pays est médiateur dans le dossier, et différents acteurs de la crise, selon une source dans son département.

"Elle se poursuivra demain (jeudi) par une plénière", a ajouté cette source, qui n'a pas fourni plus de détails.

 Cette réunion est la troisième à Libreville du comité de suivi de l'accord de paix paraphé le 21 juin dans la capitale gabonaise par les autorités de Bangui et deux mouvements rebelles: l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

 Mi-septembre, le gouvernement centrafricain et les rébellions s'étaient déjà retrouvés à Libreville pour amorcer le dialogue. Une deuxième réunion a rassemblé le 24 octobre des représentants de l'opposition avec des délégués du pouvoir et des mouvements rebelles, qui avaient décidé de créer un groupe de travail sur les modalités de désarmement des combattants rebelles.

 Ces protagonistes ainsi que la société civile sont annoncés du 5 au 20 décembre pour participer à un "Dialogue politique inclusif", forum destiné à sortir la Centrafrique de la crise politique et ramener la paix.

 Le pays est en proie depuis 2005 à l'insécurité dans sa partie nord, marquée par de nombreuses exactions de rebelles, "coupeurs de routes" et militaires. Il fait aussi face à une grave crise financière et sociale. 

 



Crise centrafricaine 3ème réunion à Libreville du Comité de suivi de l'Accord de paix global

 Libreville, 19 novembre (GABONEWS) - Les protagonistes de la crise centrafricaine se réunissent depuis mercredi à huis clos à Libreville, dans le cadre de la 3ème réunion du Comité de suivi de l'accord de paix, sous les auspices du ministre gabonais des Affaires étrangères Paul Toungui, a constaté sur place un journaliste de GABONEWS.

 Les discutions, qui doivent prendre fin jeudi, tournent autour de la date du prochain dialogue national en Centrafrique prévue en principe du 5 au 22 décembre, selon une proche de la réunion. Autre point culminant de ses assises sera la loi d'amnistie générale exigeant le dépôt des armes des rebelles, promulguée le 13 octobre dernier.

Ces pourparlers regroupent le pouvoir centrafricain, représenté par le ministre du Dialogue, Cyriaque Gonda, les mouvements rebelles, parmi lesquels, le président de la rébellion de l'Armée populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), Jean-Jacques Démafouth, ancien ministre de la Défense centrafricaine.

 Des représentants de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique, de l'Union européenne, de l'ONU, de la CEN - SAD et de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), participent également aux travaux.

 Les conclusions de la réunion devraient être transmises au président gabonais Omar Bongo Ondimba en sa qualité de président du comité ad hoc dans la CEMAC pour la Centrafrique, indique une source sûre.

 Le 24 octobre dernier, toujours à Libreville, les principaux protagonistes s'étaient retrouvés autour du président Bongo Ondimba. Mais, cette concertation n'avait pas abouti, les mouvements armés et la coordination de l'opposition non armée ayant estimé que la loi d'amnistie n'était pas conforme à l'accord global de paix signé à Libreville le 21 juin dernier.

Initialement fixé au 8 juin dernier, le dialogue inclusif qui doit réunir, pouvoir, groupes armés, opposition politique et société civile avait été reporté à plusieurs reprises en raison de nombreux désaccords soulevés par des mouvements rebelles et l'opposition notamment sur la loi d'amnistie et la composition du comité d'organisation.

 Aussi, la rencontre de Libreville est-elle présentée comme le « dernier virage » avant la tenue à Bangui, la capitale centrafricaine, de ce dialogue qui vise à rompre avec le cycle-violence-paix-guerre.  La Centrafrique est en proie ces derniers jours dans la ville de Bria dans le Nord-est à des conflits ethniques entre Sara, Haoussa et Ronga contre les Goura.

Depuis 2005, année de l'élection du président François Bozizé, la Centrafrique, enregistre de l'insécurité dans le nord, où groupes rebelles, et soldats gouvernementaux commettent de nombreuses ''violences''.

 

 

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Politique
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