Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 16:16




(Misna 19/11/2008)

 
"Après avoir promulgué une loi sur l'amnistie pour les groupes rebelles, le président François Bozizé détache maintenant des dirigeants de son gouvernement dans plusieurs parties du pays pour qu'ils y rencontrent les chefs rebelles ainsi que les populations locales.

Le fait que le gouvernement se soucie des habitants des aires périphériques, tout en mettant l'accent sur le dialogue et en transmettant des signes concrets de bonne volonté, est assez inédit et sans aucun doute important",
a affirmé à la MISNA père Aurelio Gazzera, carmélite en mission dans la ville de Bozoum (Nord-ouest). Selon notre source, le ministre de l'Intérieur a été envoyé dans la zone de Kaga Bandoro (à 245 kilomètres au nord de la capitale Bangui), un autre membre du gouvernement est arrivé à Kabo, à la frontière du Tchad, et l'ex-ministre des Rapports avec le parlement et actuellement conseiller politique du président, Mbango Stanislas, a visité la région de l'Ouham Pendé, accompagné de plusieurs missionnaires catholiques.

 "Mbango Stanislas - a précisé père Gazzera - est arrivé mardi dernier à Bozoum et s'est ensuite rendu dans la ville voisine de Bocaranga ; à Ndim et à Ngaoundaye, mais aussi dans les villages de Bang et de Mann qui abritent des bases rebelles, il a rencontré les autorités locales et la population pour mieux comprendre leurs difficultés et leurs exigences. C'est un fait plutôt exceptionnel - a conclu le missionnaire carmélite - et les gens apprécient beaucoup cette présence concrète du gouvernement". Il y a quelques jours, le président de la commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, avait condamné une embuscade des rebelles du Front démocratique pour le peuple centrafricain (Fdpc) contre un bataillon de l'armée, soldée par la mort de neuf soldats et de deux civils, dans la zone de Kabo.

Tout en sollicitant le respect de l'accord de paix global signé par les parties au conflit, M Ping avait demandé à la Communauté économique des États d'Afrique centrale (Ceeac) et à la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) d'user de leur influence pour que tous les acteurs de la vie centrafricaine s'impliquent décisivement dans le processus politique en cours, en mettant l'accent sur le dialogue. Plusieurs sources missionnaires locales contactées par la MISNA ont cependant fait état d'une amélioration de la sécurité dans le pays et indiqué que les groupes de bandits qui prolifèrent dans certaines zones périphériques du pays se décomposent peu à peu.

© Copyright Misna



Ndlr Centrafrique-Presse : Les ministres du gouvernement de Bozizé ainsi que ses conseillers ne peuvent être considérés comme des médiateurs de la crise centrafricaine comme le dit cette dépêche. Ce sont bel et bien des protagonistes. La preuve en est que le ministre de la justice Thierry Maléyombo a été contraint de rebrousser chemin à Kaga-Bandoro alors qu'il s'était entêté à poursuivre son chemin jusqu'à Kabo et Sido, sous la menace des rebelles et le ministre de l'intérieur, le général Raymond Ndougou a dû faire demi-tour peu après Boguila, alors qu'il voulait se rendre à Paoua, suite aux injonctions des éléments de l'APRD. On le voit, les conditions de sérénité ne sont nullement réunies pour la tenue sur le territoire national, de ce dialogue inclusif tant espéré. En outre, plusieurs mouvements armés sont écartés du processus, ce qui n'est pas normal.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique