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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 02:14




Bangui, 7 nov. (Acap)- Le président centrafricain, François Bozizé, a proposé, au cours d’une réunion vendredi au palais présidentiel de Bangui, la tenue du Dialogue Politique Inclusif entre le 5 et le 22 décembre prochain.

Le chef de l’Etat a également proposé aux parties prenantes de choisir entre les anciens chefs d’Etat Pierre Buyoya et Alpha Oumar Konaré ou entre l’ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères Amara Essy et l’ancien Représentant des Nations Unies pour les Grands Lacs Aldo Ajelo pour présider les travaux de ce forum.

Le choix définitif pour la présidence de ces assises, censées durer 15 jours, devrait intervenir après concertation avec le président Omar Bongo Ondimba du Gabon, médiateur pour les affaires centrafricaines dans l’espace Cemac.

 Quant à la composition du comité d’organisation, sa révision réclamée par l’opposition sera marquée par l’arrivée de Jean-Jacques Larmassoum, membres de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd, rébellion), amnistié et libéré le 24 octobre dernier, après avoir été condamné à perpétuité en août 2006 pour rébellion et atteinte à la sûreté de l’Etat.

La proposition d'une date pour le DPI intervient environ 7 mois après la fin de la mission du comité préparatoire qui avait remis son rapport le 25 avril dernier et proposé la tenue pour le 8 juin de ce forum censé mettre un terme à la crise ouverte par l'existence dans le Nord du pays de nombreux groupes armés hostiles au pouvoir de Bangui.

Selon le président Bozizé, ce "temps mort" observé depuis la remise du rapport du comité préparatoire "est dû simplement au fait que l'harmonie sur la question n'était pas totale".

Il convient de préciser qu'au nom de l'Union des forces vives de la nation (Ufvn, opposition démocratique), l'avocat Henri Pouzère a marqué son accord avec toutes les propositions avancées par le président Bozizé.



Ndlr Centrafrique-Presse : On avait cru comprendre que ce devrait être à l'issue de la prochaine réunion du comité de suivi de l'Accord de paix global qui aurait lieu à Libreville le 1novembre 2008 que serait fixée la date de la tenue du dialoguepolitique inclusif. Qu'est-ce qui peut justifier cet emballement des choses qui permet à Bozizé de proposer ce calendrier ? beaucoup de problèmes importants demeurent pourtant en suspens. Celui de la loi d'amniste dont la disposition la plus controversée, celle ayant trait au délai du désarmement des mouvements armés, est précisément devenue caduque.

Les préoccupations de sécurité autour des principaux protagonistes et participants avant, pendant et après le dialogue dont on ne ait strictement rien alors que les escadrons de la mort de Bozizé sont fins prêts pour abattre certains d'entre eux comme des lapins. Le mystérieux assassinat du commissaire Trépassé toujours non élucidé est là pour l'attester. Autant de questions qui sont encore sans réponse et on met la charrue avant les boeufs.

L'UFVN a elle seule n'est pas suffisamment représentative pour se permettre de faire des suggestions à Bozizé au nom de tous les protagonistes de la crise centrafricaine. Ce n'est pas elle qui a contraint Bozizé à accepter la tenue du dialogue. Elle n'est pas signataire de l'Accord de paix global avec les mouvements armés dont ce n'est un secret pour personne que les coups de boutoir ont obligé Bozizé a donné son accord pour ce dialogue inclusif. D'où vient que l'UFVN vienne s'arroger des pouvoirs et s'ériger en maître du jeu.

S'agissant de certaines personnalités étrangères dont les noms sont avancés pour éventuellement présider le forum, il y a beaucoup à dire sur elles. L'ancien président du Burundi par exemple, est un ancien putschiste et nullement en démocrate même s'il s'est depuis converti à la démocratie en parole. C'est un pion patenté de l'OIF dont la légendaire et scandaleuse caution aux élections truquées et aux dictatures tropicales surtout en Afrique, n'est plus à démontrer. En outre le pays de Pierre Buyoya n'est pas sorti du tunnel et continue de se débattre dans la guerre civile. Qu'a-t-il fait pour l'aider à prendre le chemin de la démocratie et de la paix ? 

Comme président de la commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré n'a pas été à même d'empêcher le putschiste Bozizé de briguer le fauteuil présidentiel en 2005. C'est pour se moquer de lui en lui faisant un pied de nez que Bozizé le propose pour présider le dialogue politique centrafricain.

Tout cela n'est pas très sérieux et doit être rejeté. Faute d'arrêter par consensus le calendrier du DPI, ce ne sera qu'un dialogue de dupes qui n'arrangera que les calculs machiavéliques de Bozizé qui veut continuer à faire de la prédation et dont le seul souci est actuellement de réussir encore par la fraude, sa réelection en 2010 malgré son désastreux bilan depuis son coup d'Etat du 15 mars 2003.      

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF