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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 01:08





LIBREVILLE – (AFP ) 05 novembre 2008 13h20 - Le capitaine Abacar Sabone, président et fondateur du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la Justice (MLCJ), a affirmé mercredi à l'AFP que "de nombreux groupes rebelles sont écartés" du processus de paix et qu'ils "continueront la lutte armée".

"La majorité des politico-militaires (rebelles) ne sont pas intégrés aux négociations. Nous sommes favorables au dialogue, mais nous sommes écartés des accords de paix. Nous continuerons la lutte armée", a affirmé M. Sabone, joint par téléphone de Libreville au Bénin, où il est réfugié.

M. Sabone a assuré que le MLCJ, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, l'Union des forces républicaines (UFR) de Florian N'Djadder, le Groupe d'action patriotique de libération de la Centrafrique (GAPLC) de Michel Djotodja, le Front démocratique Centrafricain (FDC) du commandant Hassan Justin et d'autres groupuscules n'ont pas adhéré à l'accord global.

Il a ajouté que deux factions de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), une des principales rébellions, n'étaient pas d'accord avec son président Jean-Jacques Demafouth.

"Tous ces groupes ont des hommes armés sur le terrain. Il faut que le pouvoir joue franc-jeu et nous invite aux négociations", a poursuivi M. Sabone.

"Nous avons imposé le dialogue inclusif par les armes, mais maintenant nous, les principaux concernés, ne sommes pas à la table des négociations. Il y a une réunion le 18 novembre à Libreville, il faut que le médiateur le président Omar Bongo le sache", a-t-il ajouté.

Le dialogue politique inclusif, actuellement en panne, doit rassembler pouvoir, opposition, rébellions et société civile pour ouvrir la voie à un règlement de la crise sécuritaire et financière du pays.

Avant cela, le gouvernement devait signer des accords de paix séparés avec chaque rébellion puis un accord global avec l'ensemble, selon une feuille de route élaborée en 2007 par un comité réunissant toutes les tendances.

Après un retrait des rebelles du processus de paix en juillet et août, l'APRD et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Djanib Grebaye ont repris les négociations à Libreville en septembre et octobre.

"L'accord global pour le moment, c'est simplement un accord bis entre l'APRD/Demafouth et (le président François Bozizé). En plus, Demafouth n'a jamais fait partie de la rébellion. Il a arrangé ses affaires", a accusé M. Sabone.

Ex-ministre de la Défense, accusé de complicité d'assassinat et poursuivi par la justice centrafricaine, M. Demafouth vit en exil en France. Devenu cette année président de l'APRD, il devrait bénéficier de la loi d'amnistie promulguée le 13 octobre par le président Bozizé dans le cadre de la préparation au dialogue inclusif.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique