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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 01:38





Paris, 20 octobre 08 (C.A.P) – Dépourvu d’avion, c’est par vol régulier d’Air France que Bozizé s’est rendu au XIIème sommet de la francophonie qui vient de s’achever à Québec au Canada. Il s’en souviendra longtemps. Déjà au départ de Bangui, il a dû poireauter deux heures d’horloge à bord de l’avion qui a connu quelques ennuis technique la veille. Au lieu de quitter Bangui le jeudi soir, il n’a pu redécoller que le vendredi en fin de matinée pour se poser à Roissy Charles de Gaulle aux environs de 18 h 30 heure locale. Bozizé a juste eu le temps de changer d’avion et le voilà reparti pour Québec à bord d’un autre avion d’Air France retardé de deux heures de temps environ à cause de l’arrivée du vol ayant le président centrafricain à bord, ce qui a eu la particularité de mécontenter  les autres passagers. Avec le nombre d’heures de vol qu’il a totalisé, ajouté à l’effet du décalage horaire, Bozizé n’était pas dans les meilleures conditions pour prendre part efficacement à cette réunion au sommet des chefs d’Etat. Il  dormait littéralement dans la salle.

En marge du sommet, il a passé son temps à faire de « l’avion-stop ». Il a fait le tour de certains de ses pairs de l’Afrique centrale pour négocier son retour du Québec à bord de leur avion mais personne n’a accepté de le prendre dans son coucou. Idriss Déby lui a dit niet arguant qu’il n’avait pas de place. Il n’a pas osé solliciter le  président gabonais qui lui a semble-t-il, soufflé dans les bronches au sujet de « sa loi d’amnistie » controversée. Une réunion est d’ailleurs convoquée à nouveau à Libreville dans les tout prochains jours afin de dénouer l’affaire de cette loi controversée.

La mort dans l’âme, Bozizé est donc obligé de revenir du Québec par vol régulier où il est arrivé à Paris dans la matinée du lundi 20 octobre. Le prochain et unique vol hebdomadaire direct d’Air France pour Bangui partira mercredi 22 octobre ce qui ne semble pas beaucoup l’arranger. Il n’a malheureusement pas beaucoup de choix. Une solution consisterait pour lui à prendre le vol d’Air France du jour pour N’djaména mais à l’arrivée au Tchad, il ne voudrait pas encore négocier avec son parrain Déby qui lui avait déjà opposé une fin de non recevoir à Québec.

Il décide donc de faire appel à son ami indo-pakistanais Saif Durbar qui réside à Londres et qui possède un coucou qu’il a l’habitude de prendre. Problème : le coucou de Durbar est désormais interdit de se poser à Paris, ce dernier a des ennuis avec la justice française. Il propose à Bozizé de s’arranger pour rejoindre soit Londres où est basé l’avion, soit Bruxelles d’où il pourrait aussi embarquer dans le coucou pour être ramené à Bangui. Bozizé marque son accord avec cette suggestion mais personne dans sa suite ne parlant la langue de Shakespeare, Londres est écarté au profit de Bruxelles.

Le président centrafricain aura vécu cette galère toute l’après midi et le début de soirée de ce lundi 20 octobre 2008. Il finira par se retrouver en milieu de soirée à la gare du Nord de Paris pour poireauter encore comme un vulgaire aventurier dans la salle d’attente des passagers devant prendre le dernier train Thalys pour Bruxelles, des problèmes de réservation devant encore être résolus. Un de ses obligés qui traînait derrière lui, Abel Sabonou qu’il a nommé comme chargé d’affaire à Bruxelles, a cru devoir se soustraire à un moment donné pour tenter de rejoindre Bruxelles en voiture afin d’accueillir son président à son arrivée à la gare de Bruxelles Midi. Souhaitons pour lui que les Belges aussi ne décident pas à leur tour d’interdire que l’avion de Durbar se pose dans leur royaume car la galère de du président centrafricain pourrait se prolonger. Un chef d’Etat en errance dans les aéroports et gares des capitales européennes. Cela rappelle la mésaventure du même Bozizé en juin 2004 à Düsseldorf en Allemagne où il avait été appréhendé par la police des frontières transportant sur lui une mallette de diamants qu’il cherchait à écouler lui-même. Il avait été conduit sous bonne escorte dans un hôtel et remis dans l’avion le lendemain.

Bozizé avait pourtant laborieusement acheté aux USA un Hercules C 130 presque en état d’épave, pour environ 6 milliards f CFA. Que devient ce coucou ainsi que les vieux hélicoptères ukrainiens qu’il a aussi acquis ?  URAMIN lui avait aussi versé 20 millions de dollars. Il a préféré acheter des armes pour tuer les Centrafricains.

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