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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 21:23




Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Paul Toungui, a reçu le 14 octobre le ministre centrafricain en charge de la Réconciliation nationale, Cyriaque Gonda, pour faire le point sur le processus de paix en République centrafricaine. Après la promulgation le 13 octobre de la controversée loi d'amnistie préalable à la tenue du dialogue politique inclusif, le ministre Gonda, chargé de l'organisation du dialogue, s'est rendu auprès de la médiation gabonaise pour préparer l'étape suivante du processus de paix, toujours fragilisé par le rejet des termes de la loi d'amnistie par l'un des principaux mouvements rebelles.

S'achemine-t-on vers une nouvelle réunion à Libreville pour la résolution de la crise centrafricaine ? La médiation gabonaise qui assure le suivi du processus de paix en République centrafricaine devrait statuer, au regard du rapport établit par le ministre centrafricain de la Réconciliation nationale, sur la nécessité de réunir une nouvelle fois le pouvoir, l'opposition et les chefs rebelles dans la capitale gabonaise pour assurer la tenue du dialogue politique inclusif censé restaurer une paix durable en RCA.

 L'ancien ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, chargé de l'organisation du dialogue politique inclusif, a été reçu le 14 octobre par le nouveau ministre d'Etat gabonais aux Affaires étrangères, Paul Toungui, pour faire le point sur l'état d'avancement du processus de paix, balisé par l'accord global de paix signé à Libreville le 21 juin dernier.

 "Premièrement, l’élément le plus important de cet accord de cesser le feu est d’une manière ou d’une autre respecté de part et d’autre, même s'il y a des escarmouches isolées qui s’expriment", a déclaré le ministre centrafricain, Cyriaque Gonda.

Le nœud gordien du conflit a été tranché le 13 octobre dernier par le président Bozizé, qui a promulgué sa loi d'amnistie, préalable indispensable à la tenue du dialogue, dont les termes, déjà remaniés, étaient encore contestés par le leader de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean Jacques Démafouth.

 "J’ai personnellement amené en mains propres la loi d’amnistie, qui a été promulguée hier par le président de la République centrafricaine, à son excellence le ministre d’état aux Affaires étrangères", a annoncé le ministre centrafricain de la Réconciliation nationale.

"Cela constitue le dernier préalable dont nous avons discuté au comité de suivi, donc il appartient à la partie gabonaise de voir la nécessité de pouvoir convoqué une autre réunion pour que l’on mette les choses au point", a conclu monsieur Gonda.

L'éventualité d'une nouvelle rencontre de suivi à Libreville n'est pas exclue puisque la loi d'amnistie promulguée par le gouvernement centrafricain ne fait toujours pas l'unanimité au sein des différentes parties impliquées dans la crise.

 Jean Jacques Demafouth avait estimé le 1er octobre dernier que ces conditions d'accès à l'amnistie étaient trop contraignantes et ne pourraient faire l'unanimité auprès des principaux concernés. Le leader de l’APRD avait alors demandé l'intervention des médiateurs de la crise centrafricaine auprès du président Bozizé pour un remaniement consensuel de cette loi.

«L'APRD est d'accord sur le principe du cantonnement (des combattants des rébellions dans le nord) mais cela ne peut se faire en deux mois comme c'est prévu par la loi, sous peine de perdre les bénéfices de l'amnistie. Ce n'est pas réalisable. Deux mois c'est beaucoup trop court», avait expliqué le leader de l’APRD. Désormais les yeux sont braqués sur Libreville qui doit se prononcer sur la suite de l'agenda RCA.

17-10-2008    Source : Gaboneco.com    

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique