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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 02:34





 

En décidant quand même de promulguer la loi très controversée devant accorder l’amnistie générale à tous les protagonistes de la crise centrafricaine avant la tenue du plus qu’hypothétique dialogue politique inclusif auquel on commence à croire de moins en moins, tant Bozizé fait traîner les choses en longueur, on finit par se demander quelle logique poursuit-il réellement ?  S’est-il une seule fois posé la question de savoir à quoi peut bien servir de promulguer une loi dont personne ne veut ? Absurdité ! 

En vérité, on a beaucoup de mal à suivre Bozizé et ses piètres conseillers tels que l’ineffable Stanislas Mbangot ou encore la clique de Cyriaque Gonda, Firmin Feindiro et Thierry Maléyombo qui ont le chic de déclencher inutilement des controverses afin de retarder le processus du dialogue national inclusif. Chaque fois qu’ils reviennent de Libreville, ils prennent des initiatives et font faire à Bozizé le contraire de tout ce qui a été adopté consensuellement là-bas tout en faisant croire à l’opinion qu’il s’agit bien de ce sur lequel la réunion du Gabon s’était mis d’accord.

Ce manège dure depuis un petit moment et finit naturellement par agacer voir irriter toutes les bonnes volontés qui au niveau de la sous région et de la communauté internationale, ne cessent de déployer des efforts certains pour accompagner le processus de résolution pacifique de la crise centrafricaine. Tel que Bozizé et ses minables conseillers se comportent, ils se discréditent eux-mêmes mais font surtout peser également sur les Centrafricains dans leur ensemble, la fausse réputation de médiocrité  et de manque de volonté politique.

Ils découragent ainsi toutes les initiatives tendant à aider leur  pays à s’en sortir en se détournant de ses vieux démons. S’ils aiment patauger dans la nullité, la RCA et l’écrasante majorité des Centrafricains veulent tourner leur page ouverte depuis le 15 mars 2003. Ils n’en peuvent plus de continuer à les voir plonger toujours un peu plus leur  pays dans l’abîme tandis qu’eux s’en mettent toujours davantage dans les poches.

Presqu’au même moment où Bozizé promulguait sa loi sur l’amnistie générale, les Nations unies à travers le BONUCA, publiaient un accablant rapport imputant la plupart des violations des droits de l’homme et des violences dans les régions du Nord aux services de sécurité de Bozizé notamment sa garde présidentielle. On peut comprendre pourquoi il est actuellement saisi d’une peur bleue quant à l’étau de la cour pénale internationale que fait clairement peser sur lui le procureur de cette institution. Sa seule ligne de défense est de pouvoir bénéficier comme cherche à le faire le président El Beshir du Soudan, des dispositions de l’article 16 du statut de Rome qui a crée la CPI.

Bozizé oublie qu’il n’est pas El Beshir et qu’on ne voit pas très bien qui peut prendre sa défense par rapport aux nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sous sa responsabilité directe par sa soldatesque et sur lesquels il a quelques comptes à rendre à la communauté internationale. Devant ces questions qui sont d’une gravité certaine pour lui, on constate qu’il est désespérément seul. En ne trouvant pas mieux à envoyer auprès de la CPI que Firmin Feindiro et Thierry Maléyombo, tout indique que Bozizé a du souci à se faire quant à son sort judiciaire et se trouve donc dans une impasse totale, ne sachant plus quoi faire ni quelle initiative prendre.

C’est dans cette situation délétère qu’il se rend aussi à Québec au Canada prendre part au sommet des chefs d’Etat des pays francophones en laissant derrière lui le macchabée du commissaire Trépassé tué dans des circonstances qui doivent être élucidées et qui laissent dores et déjà perplexes quant aux responsabilités du pouvoir en place.    

 

 

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