Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 23:06

 


Avec l’adoption de la loi d’amnistie par l’Assemblée nationale, le peuple centrafricain s’attendait logiquement à renouer avec la paix et la sérénité dans toutes les régions du pays. Or M. Jean Jacques Demafouth, leader de l’APRD, juge inacceptable le délai de soixante jours fixé pour le désarmement, la démobilisation et le cantonnement de ses hommes. Selon lui, conditions ne seraient pas réalistes, car leur mise en œuvre nécessiterait la mobilisation d’importants moyens financiers, matériels, du temps et de l’énergie.

 Aussi, exige t-il une nouvelle révision de texte de loi dont le rejet constitue une entrave grave à l’évolution du processus du dialogue politique inclusif. Les gesticulations du président de l’APRD s’apparentent d’un mot d’ordre lancé aux éléments armés qui ont aussitôt repris les opérations de terrain.

Ainsi le 03 octobre 2008, dans la zone du chef des opérations Djim Wei, une patrouille mixte MICOPAX-FACA est tombée dans une embuscade de l’APRD à Pougol à 3o Km de Paoua, occasionnant l’évacuation à Bangui de deux blessés figurant parmi les militaires de la force régionale de paix.

Cependant une patrouille de la MICOPAX a parcouru sans encombre à la fin septembre dans les deux sens Kaga Bandoro Kabo dans un secteur où évoluent généralement les hommes de l’aile placée sous les ordres de Maradas.-Lakouè. Cette contradiction interne apparue dans l’exécution des consignes du leader de ce mouvement, est révélateur du malaise profond qui s’empare de l’APRD à un moment où l’UFDR affirme de son coté sa disponibilité à appliquer intégralement les dispositions du texte de loi dans les délais fixés.

Le Ministère de la Défense Nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la Restructuration de l’Armée est surpris par un tel revirement d’autant plus que le 15 septembre dernier, à Libreville, M. J. J. Demafouth a annoncé sa décision de retourner à la table de négociations, précisant qu’il ne saurait demeurer insensible aux souffrances du peuple et se dit favorable à l’intervention de la MICOPAX qui peut aider les parties à faire l’application du cessez-le-feu.

Cette volte-face destinée à compromettre les efforts du gouvernement et de la communauté internationale, participe d’une stratégie consistant à empêcher par tous les moyens la poursuite du processus du dialogue politique inclusif par ceux-là même qui réclamaient à cor et à cri l’adoption d’une loi d’amnistie élargie à tous les protagonistes.

Le peuple centrafricain, qui a assez souffert des traitements dégradants infligés par la rébellion aspire désormais à la paix.

Les Forces Armées Centrafricaines poursuivront quant à elles comme par le passé leur mission de maintien de la paix sur toute l’étendue du territoire national. Dans tous les cas, les manœuvres de l’APRD et de son leader ne sauraient stopper la marche irréversible du peuple souverain vers la tenue du dialogue politique inclusif conformément à la volonté exprimée plus d’une fois par le Président de la République, Chef de l’Etat.

 Fait à Bangui, le 8 octobre 2008


Le Ministre Délégué au près du Ministre de la Défense Nationale Chargé du Désarmement, de la Restructuration de l’Armée, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre.

Jean-Francis Bozizé

 

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique