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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 23:11



(L'Avenir Quotidien 02/10/2008)

La situation qui prévaut en Rca n’est pas très différente de celle de sa voisine, la République démocratique du Congo. Effectivement, la Rca a de nouveau vécu sous les tirs des Kalachnikov et autres armes lourdes dans la nuit de dimanche au lundi. La population a été ainsi réveillée sous ces coups de feu nourris, causés par une des factions rebelles qui a attaqué la bourgade d’Am Dafok. Le drame s’est produit non loin de la frontière soudanaise, à 70 km à l’est de Birao. D’après l’Afp, une vingtaine d’hommes armés des Forces pour l’unification de la République centrafricaine (Furca) a pris le contrôle d’Am Dafok qui n’était défendue que par 4 ou 5 gendarmes et policiers.

Pas de morts, précise la source, en dépit du fait que les policiers centrafricains aient reculé devant les insurgés. " Il est impossible que l’armée centrafricaine intervienne rapidement à cause des routes qui sont impraticables en raison des pluies", a renseigné Mathurin Gérard, policier en poste à Birao, selon l’Afp. Ce sont deux situations similaires, qui malheureusement n’arrivent pas à être maîtrisées par les deux gouvernements, confrontés aux mêmes réalités. Dommage aussi que la communauté internationale joue superficiellement au sapeur pompier. La Mission des Nations unies au Congo (Monuc) en Rdc, la Force européenne d’interposition (Eufor) en Rca, les rebelles continuent leur avancée sans être inquiétés en dépit. Ce qui doit en réalité interpeller les deux gouvernements. Pour le moment, le mal doit être pris en patience en attendant la fin de ces conflits, tissés ailleurs.

La Monuc présente sur tous les fronts de la guerre en Rdc, ne peut pas combattre aux côtés des Fardc et contre les forces insurrectionnelles. Ce qui oblige le gouvernement congolais, un peu comme celui de la Rca, à repousser ces forces négatives à moins que ça soit un conflit négocié comme une certaine opinion le soutient. C’est donc, un appel à la conscience en attendant que l’hypothèse accusant l’implication des armées régulières se confirme. Voisins certainement par un saint hasard, mais les réalités qui soumettent les deux pays ne sont pas hasards. Voulus certes, cependant, les solutions sont toujours à rechercher. Ce qui rend difficile ou encore soumet les deux Etats à la volonté du plus fort. Des négociations souhaitées et réclamées par tous, ne vivent plus que leur propre ombre. La guerre a repris de belle allure à l’Est de la Rdc pendant que le gouvernement et les rebelles se disent tous deux prenants pour les accords de paix et réconciliation de Goma.

Aujourd’hui, on peut certifier qu’il ne tombe plus rien, même pas des miettes de la table de Goma. De même pour la Rca, dont les accords de paix signés avec les insurgés ont volé en éclats. Les Furca constituent une nouvelle faction rebelle issue de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (Ufdr), qui refuse l’accord de paix signé par son chef, Damane Zakaria avec le président centrafricain François Bozizé. Cet accord a été signé dans le cadre des accords préalables au Dialogue politique inclusif, qui rassemblait toutes les parties centrafricaines (pouvoir, rébellions, opposition et société civile), renseigne l’Afp.



Après l’insurrection de 2002, il faut dire que la Rca n’en finit pas encore avec ses déboires politiques amenant à des conflits. Pour le moment, c’est depuis 2005 que ce pays qui se compte parmi les plus pauvres de la planète vit cette guerre, déclenchée au lendemain de l’élection de M. Bozizé. C’est au nord que cette guerre sévit vers la frontière avec le Soudan, plusieurs fois cité dans ce conflit. Si le Tchad avait aidé le président Bozize à parvenir au pouvoir en chassant Ange- Félix Patassé, l’Ufdr ou encore les Furcas ne sont pas seuls dans ce conflit. Ce sont justement ces évènements du 2005 derrière lesquels le président Bozize se voit déjà de lui- même dans le collimateur de la Cpi. Le président ne cesse de multiplier des appels à l’endroit du Conseil de sécurité de l’Onu pour que celui-ci s’interpose à l’envoi des enquêteurs de la Cpi en Rca. Pourquoi cette peur bleue du président Bozize ? Et pourquoi anticipe-t-il les évènements ?

Yassa

30-09-2008

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