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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 17:55




Bangui, 2 octobre 2008 (C.A.P) – Après avoir quitté sans rien dire l’audience de la cour constitutionnelle qui a décidé de donner raison au syndicat des magistrats dans le bras de fer qui les opposait au ministre de la justice Thierry Maléyombo au sujet de son projet de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, Bozizé a convoqué un conseil de ministres extraordinaire où il a menacé de dissoudre la cour constitutionnelle.

Passablement nerveux ces jours-ci selon son entourage, il serait également très irrité que Radio France International ait pu diffuser une réaction de Jean Jacques Demafouth rejetant la loi portant amnistie générale telle qu’elle a été adoptée lundi dernier par l’assemblée nationale. Il aurait en outre menacé de ne pas recevoir le nouvel ambassadeur de France

Bozizé aurait déclaré : « Que RFI et la France viennent installer Demafouth au pouvoir à Bangui. Lorsque j’étais moi-même réfugié à Paris, on m’avait fait comprendre que je n’avais pas le droit à des prises de position publiques de nature à gêner les autorités de Bangui de l’époque. Voilà que Demafouth lui, s’exprime comme il veut avec la complicité de RFI ».

Il faut rappeler que ce n'est pas la première fois que Bozizé menace de dissoudre la cour constitutionnelle. Bien que présidée par son cousin Malonga Ngrémangou, il n'a jamais porté les membres de cette cour dans son coeur. Dans le contentieux qui avait opposé l'Etat centrafricain à la société Total, Bozizé  avait déjà proféré ce type de menace et fait déployer plusieurs mois durant les soldats de sa garde présidentielle autour du siège de ladite cour.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique