Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 15:20

 


 Inquiet pour sa sécurité, le président François Bozizé jongle avec les desiderata - parfois contradictoires - de tous ses « parrains ». Analyse.

Dans' une lettre de deux page5 adressée, le 1er août, au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, le général François Bozizé a demandé la suspension du mandat dé la Cour pénale internationale (CPO, qu’il avait lui-même saisie pour neutraliser à la fois son prédécesseur au pouvoir) Ange-Félix Patassé, et les mouvements rebelles du Nord qui combattent son régime. (L'Alliance des forces démocratiques pour le changement, l’AFDC, a d'ailleurs envoyé/le 18 septembre! un nouveau "mémorandum de sortie de crise" au président Omar Bongo et au colonel Kadhafi).

Par l'intermédiaire de Ban Ki-moon, Bozizé veut obtenir un vote du Conseil de sécurité, en vertu de l'article 16 du statut de Rome, pour enrayer 1’action du tribunal international. « Une éventuelle mise en application des termes de la lettre du procureur général de la Cour pénale internationale risquerait de mettre en péril l'Accord global [de paix de Libreville, signé le 21 juin] », fait notamment valoir le chef de 1’Etat qui voudrait que les juridictions centrafricaines restent compétentes pour les faits couvrant les périodes prises en compte par les lois d'amnistie ». Ce qui revient à dire que la justice centrafricaine jugerait les crimes contre l’humanité ou crimes de guerre qui ne sont pas effacés par l'amnistie générale, dont la dernière mouture - pas encore adoptée par le Parlement" couvre déjà d'un large pardon tout le reste: les exactions de l'armée nationale depuis le 1er janvier 1999, les éléments politico-mi1itaires qui ont pris part aux événements ayant provoqué le changement [sic] du 15 mars 2003 », les atteintes à fa sûreté nationale des rebelles contre le régime Bozizé et « les infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions » par les anciens chefs d’Etat centrafricains ...

L. C.  Ban Ki-moon a montré peu d'empressement.1l n'a transmis au Conseil de sécurité la missive du général Bozizé que le 18 septembre. Quant au chef de l''Etat, à l’al1er comme au retour de son voyage à New York pour l’assemblée générale de l'ONU.' il a négocié à Paris avec des sociétés privées de sécurité des contrats pour faire régner l'ordre à Bangui, sans doute « en appui » à la nouvelle unité spéciale - cagoulée – qu’il vient de placer sous le commandement de Gustave Bolé.

 

AURAFRIQUE reprise par Durbar ?




Selon nos informations, le permis Bambari (60 kg d'or par an et d1importants gisements de fer) d’Aurafrique (Axmin du groupe Addax & Oryx) aurait été réattribué à Saifee Durbar, un proche du chef de l'Etat qui opère en Centrafrique avec le ministre des mines et neveu du président Sylyain Ndoutingaï, et le Congolais Richard Ondoko qui a monté plusieurs sociétés dont Hydro Finance avec des anciens d'UraMin (en particulier George Roach, Joe Mung, Bruce Cumming et Alain Rosenthal) et Nael El Assad, consul de Centrafrique" à Londres (LC n°537). Du coup, les premiers attributaires du permis sont moyennement contents ... D’origine pakistanaise, Saifee Durbar qui avait connu quelques soucis judiciaires en France en avril 2007 a pris comme avocat Jean-René Farthouat pour être totalement blanchi…

 

Lettre du Continent n°549 du 2 octobre 2008

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique