Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 16:46

 



Bangui, 1er Oct (ACAP) - M. Abel Balénguélé, Assistant, chargé des relations publiques au Bonuca, a déclaré vendredi 26 septembre 2008 que « Ndjoukou est plongé dans un Etat de paupérisation et d’arriération terrible » au cours d’une interview marquant la fin de la première phase de le campagne de sensibilisation et d’information de la population sur les questions au civisme, au dialogue, à la réconciliation et au respect des droits de l’homme dans cette localité.

L’état de dégradation avancée des routes, l’enclavement de Ndjoukou, l’absence de structures économiques, illustrent bien l’état de désolation de la ville de Ndjoukou, première localité côtière découverte par l’explorateur Maistre à la fin du XIXème siècle.

 « Les populations nous ont fait remarquer que c’est même plus dangereux d’emprunter la voie fluviale au même titre que la voie terrestre, à cause des rapides et des multiples accidents qui s’y produisent, de sorte qu’elles sont obligés de vivre recluses, » a souligné, M. Abel Balénguélé.

 Il a expliqué que, « la communauté internationale soutient les efforts de la consolidation de la paix, les efforts de développement de relance économique du gouvernement, soutient les initiatives du gouvernement allant dans le sens de la réduction de la pauvreté ».

« Si le gouvernement, dans le cadre des actions qu’il mène, prenait des initiatives vis-à-vis de Ndjoukou, la Communauté internationale ne restera pas insensible, » a-t-il précisé.

« Tout ce que Bonuca peut faire, a-t-il conclu, c’est d’orienter les doléances des populations vers les centres de décisions indiqués pour ce type d’action ».

Le Maire de Ndjoukou, Patrick Fanny a pour sa part expliqué que sa population vit de l’agriculture, car les conditions bioclimatiques sont favorables à toutes les cultures, et ont un fort intérêt pour l’agriculture, la pêche, la chasse, la cueillette, l’artisanat et l’apiculture traditionnelle.

Mais « malgré ses énormes potentialités, la sous préfecture de Ndjoukou est abandonnée par les autorités politico administratives » a déploré M. Patrick Fanny

 Signalons que la Ndjoukou a été la dernière ville de la préfecture de la Kémo qui a connu cette mission conjointe de sensibilisation pour un retour aux valeurs citoyennes.


Ndlr Centrafrique-Presse : Ce qui est dit ici au sujet de la ville  de Ndjoukou est tout aussi valable pour la plupart des villes de l’arrière pays centrafricain où sévit actuellement un degré de misère et de pauvreté sans nom. Les conséquences de la calamiteuse rébellion de Bozizé sont telles que les sous-préfectures et préfectures où elle a sévi, mettront beaucoup de temps à s’en remettre. Il aurait fallu une réelle politique visant à effacer les traces de cette destruction systématique du pays. Or au lieu de cela, on a plutôt assisté à une politique de terre brûlée pratiquée par la garde présidentielle de Bozizé. C’est cela la triste réalité de la RCA aujourd’hui.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Nation