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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 22:23










 
                                                                                Jean Francis Bozizé

Depuis quelques mois déjà, Bozizé a discrètement crée une unité dénommée « Commando d’intervention rapide » CIR, sous le commandement de l’un des assassins présumés de feu le général François Bédaya Ndjadder, le tristement célèbre Gustave Bolé. Cette unité est basée dans l’enceinte renfermant les  ruines de l’ancienne primature en plein centre ville de Bangui. Les éléments de ce commando d’intervention, en réalité un véritable escadron de la mort, opèrent et sillonnent les principales artères de la capitale la tête entièrement cagoulée en noir comme certains éléments des forces spéciales de lutte anti-terroristes qu’on voit dans certains pays en proie au réseau Al Qaida ou salafistes du GSPC. Comme par hasard, leurs patrouilles et déplacements dans la ville sont protégés par le véhicule d’un autre tristement célèbre, il s’agit d’Eugène Ngaikoisset.

Ce commando a déjà à son actif un haut fait d’arme qu’il faut relater. A la faveur de la grave crise du courant électrique qu’a connue Bangui depuis le mois de juin dernier et qui est loin d’avoir pris fin - plusieurs quartiers de la capitale continuent d’ailleurs d’être dans le noir jusqu’à présent malgré les annonces de rétablissement de la situation de la direction générale de l’ENERCA - plusieurs commerçants notamment nigérians, en ont profité pour importer et commercialiser beaucoup de générateurs électriques. Mal leur en a pris.

Un jour, le commando de Gustave Bolé fait une descente au quartier Km 5, encercle tous les magasins des commerçants nigérians, en arrête un bon nombre et les dépossède de tout leur stock de groupes électrogènes. Ceux-ci se sont retournés vers leur ambassade à Bangui laquelle a dû saisir les autorités d’Abuja. C’est la véritable raison de la visite éclair (il n’a mis que deux heures de temps) à Bangui effectuée le 21 août dernier par l’ancien président du Nigéria Olusegun Obasanjo pour tirer l’oreille de Bozizé sur le sort fait par ses escadrons de la mort aux ressortissants du Nigéria.

Depuis le samedi 20 septembre, date à laquelle Bozizé a quitté Bangui pour New York via Paris, sa garde présidentielle ainsi que son supplétif le Commando d’intervention rapide de Gustave Bolé, sont sur les dents et ont ostensiblement déployé dans la ville presque tout ce qu’ils ont comme armes lourdes montées sur véhicules, histoire de dissuader toute velléité de coup de force durant l’absence du pays de sieur Bozizé. Suite à des rumeurs persistantes à Bangui faisant état de l’éventualité d’un coup d’Etat « des yakoma » (sic)…Bozizé a fait renforcer le dispositif de sécurité tout le long du fleuve Oubangui, surtout dans les quartiers du 7ème arrondissement c’est à dire, Ngaragba, Kassai, Gbangouma, Ouango, Landjia etc….

 Après les USA, Bozizé est encore censé se rendre notamment à Bruxelles et ne devrait pas regagner Bangui avant le 28 septembre selon nos informations. Ceux qui sont chargés de lui garder son pouvoir afin qu’il le retrouve à son retour ont donc fort à faire. Ils ont d’autant plus chaud qu’on signale également une vive tension vers Bria dans la préfecture de la Haute Kotto. Certains à Bangui n’hésitent d’ailleurs pas à faire la liaison entre ce qui se passe à Bria et l’affaire des armes et munitions de guerre saisies sur un gendarme à Damara. Ce dernier avait réussi à s’en procurer en assez grande quantité (27 kalachnikov et 2000 cartouches qui vont avec) aux armureries du camp de Roux et de Beal et les transportait non pas dans un véhicule du PNUD, comme nous l’avions écrit à tort dans nos précédentes parutions (toutes nos excuses donc au PNUD de Bangui) mais plutôt à bord d’un véhicule du Programme Mondial pour l’Alimentation (PAM), une autre agence du système des Nations unies.

Aux dernières nouvelles, ce gendarme d’un autre genre, se serait évadé non sans certaines complicités de la SRI où il avait été conduit après son arrestation et brièvement détenu. Lors de son déplacement et durant son absence du pays, Bozizé risque d’avoir un sommeil très léger compte tenu de toutes ces informations. Il y a deux ans, il avait été contraint on se souvient, de rebrousser chemin depuis Paris alors qu’il était en partance pour Pékin, à cause de la prise de Birao par l’UFDR.

Certains dignitaires du régime ne cachent même plus leur crainte à leur entourage, qu’une épreuve de force ne vienne mettre brutalement un terme au pouvoir de Bozizé. Quelques-uns disent même avoir déjà apprêté une trousse de survie placée sous leur oreiller contenant entre autre leur passeport pour le cas où…. Cette effervescence est le signe évident de la peur et du désarroi dans lesquels se trouvent actuellement plongés Bozizé et sa clique. Ils s’attendent maintenant à toute éventualité, tant ils sont conscients d’avoir totalement échoué dans la gestion du pays. Pendant combien de temps encore durera hélas leur agonie… !

 

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