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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 00:00

Source: United Nations News Service 17 Sep 2008


Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon recommande dans un rapport rendu public mercredi que le Conseil de sécurité crée une force militaire des Nations Unies d'un maximum de 6.000 hommes pour remplacer l'Opération militaire de l'Union européenne en République du Tchad et en République centrafricaine (EUFOR).

« Je recommande que le Conseil de sécurité envisage la création, au titre du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, d'une force militaire des Nations Unies constituée d'un maximum de 6.000 hommes et de moyens logistiques, qui prendra la relève de l'EUFOR », écrit le Secrétaire général dans ce rapport remis au Conseil de sécurité.

Il exhorte en outre « les États Membres qui ont les capacités nécessaires à s'employer avec le Département des opérations de maintien de la paix à mettre en place une présence 'transhorizon' de réserve, dotée des moyens d'appui appropriés et pouvant être déployée rapidement pour étayer la mise en œuvre du mandat de la Mission si la situation en matière de sécurité venait à exiger des moyens supérieurs à ceux d'une opération de maintien de la paix de l'ONU ».

Il recommande aussi que « le Conseil de sécurité envisage de conserver à l'état de projet la résolution autorisant le déploiement d'une telle force, jusqu'à ce que le Secrétariat ait reçu des engagements fermes de la part des États Membres concernant les troupes et les autres éléments d'appui indispensables à la mission. » « Dans l'intervalle, l'ONU pourrait explorer avec l'Union européenne la possibilité d'une prorogation limitée de la présence de l'EUFOR pour pallier tout décalage possible entre la fin du mandat de celle-ci et l'arrivée sur place de la nouvelle force des Nations Unies, si la constitution des forces devait poser des difficultés à l'Organisation », ajoute-t-il.

Ban Ki-moon se dit fermement convaincu qu'une présence élargie des Nations Unies dotée d'une composante militaire serait la mieux à même de contribuer à la protection et au retour des réfugiés et des déplacés si la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) collaborait plus étroitement avec tous les acteurs participant aux activités à l'appui du processus de paix au Tchad.

Concernant la situation sécuritaire au Tchad et en République centrafricaine, le Secrétaire général estime que des progrès ont été faits en matière de consolidation de la paix et de la stabilité et il félicite les dirigeants de ces deux pays pour les efforts qu'ils font en ce sens.



Extraits du rapport concernant la RCA

III. Évolution de la situation en République centrafricaine

 

20. En République centrafricaine, le Gouvernement et l’Armée pour la restauration de la république et la démocratie (APRD) et l’Union des forces pour le rassemblement démocratique (UFDR), deux groupes rebelles, ont signé un accord de paix global le 21 juin. Le 9 juillet, le Gouvernement a annoncé que les groupes armés qui n’avaient pas signé l’accord, dont le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et l’Union des forces républicaines (UFR) étaient prêts à le signer à Tripoli entre le 21 et le 23 juillet. La cérémonie de signature a cependant été reportée en raison d’un article polémique sur la promulgation d’une loi d’amnistie pour les crimes commis par l’APDR, le FDPC et l’UFDR.

21. Le 12 juillet, la Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (FOMUC) a transféré ses responsabilités opérationnelles à la Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine (MICOPAX), placée sous l’autorité de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale. Cette mission comprendra, outre des soldats, des policiers et des gendarmes, une composante civile chargée d’aider à relancer le dialogue politique.

26. En République centrafricaine, en coordination avec le Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix (BONUCA), la MINURCAT entretient des contacts réguliers avec la police de Bangui, à laquelle elle fournit des conseils techniques sur les moyens d’améliorer le maintien de l’ordre dans le nord-est

du pays. Un membre de la Police des Nations Unies en poste à Birao assure la liaison avec les autorités locales et les organes de maintien de l’ordre.

61. Lors de sa visite à Bangui, l’équipe Nations Unies-Union européenne a rencontré un comité interministériel présidé par le Premier Ministre. Des représentants du Gouvernement ont demandé que les Nations Unies prennent la relève de l’EUFOR pour intervenir en cas de violences transfrontières depuis le Darfour.

62. Les taux élevés de pauvreté et de chômage accentués par le retard pris dans le versement des traitements des fonctionnaires et des militaires, le manque de motivation des forces de sécurité de l’État, le banditisme, la prolifération des armes de petit calibre et le climat d’impunité relative risquent de créer un environnement

instable et nuisent à la sécurité et à la sûreté du personnel de l’ONU dans l’ensemble du pays. Le soutien accru que le BONUCA, le PNUD, la Commission de consolidation de la paix et autres donateurs accordent depuis peu au Gouvernement en faveur de l’état de droit, de la réforme du secteur de la sécurité et des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration est un élément encourageant. À cet égard, le Département des affaires politiques dirige actuellement une équipe spéciale intégrée du système des Nations Unies chargée de faire en sorte que l’appui fourni par l’Organisation réponde de manière aussi ciblée et efficace que possible aux besoins prioritaires du Gouvernement en matière de consolidation de la paix.

64. Compte tenu des moyens importants dont la République centrafricaine a besoin pour mener à bien la réforme du secteur de la sécurité, renforcer l’état de droit et exécuter les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration, je prends actuellement des mesures en vue de garantir que l’appui fourni par le BONUCA, la Commission de consolidation de la paix et le système des Nations Unies réponde de manière ciblée et efficace aux besoins prioritaires du Gouvernement. Le mandat renforcé de la MINURCAT serait donc axé sur l’est du Tchad, un contingent militaire réduit étant maintenu au nord-est de la République centrafricaine.

77. En ce qui concerne la République centrafricaine, si la situation en matière de sécurité est relativement calme dans la zone d’opérations de l’EUFOR, le maintien d’une présence militaire au nord-est pourrait décourager les activités criminelles et autres actes de violence qui constituent l’essentiel des risques encourus par les civils dans cette région. Si le Conseil autorisait une telle présence, il faudrait examiner plus avant les besoins militaires pour cette force des Nations Unies. Les contingents nécessaires s’ajouteraient à ceux évoqués plus haut pour le Tchad. Il convient de noter que les moyens d’appui nécessaires pour une telle présence seraient importants, compte tenu de l’isolement de la région et de son éloignement par rapport au reste de la force. Des moyens aériens suffisants devraient être prévus pour faciliter l’appui à ces troupes et l’exécution des tâches qui leur seraient confiées. Parallèlement, il faudrait renforcer les activités du BONUCA pour répondre de manière satisfaisante aux besoins de la République centrafricaine en matière de consolidation de la paix.

 85. En République centrafricaine, le Président Bozizé a demandé qu’une opération de suivi des Nations Unies remplace l’EUFOR. Il a fait valoir la situation particulière en matière de sécurité qui régnait dans le nord du pays, et estimé qu’une présence militaire des Nations Unies pourrait avoir un effet dissuasif et réduire le risque d’un vide sécuritaire susceptible de faire dérailler la réforme du secteur de la sécurité et le processus de paix.

 

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