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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 12:42

 

 

Après avoir fait violer deux (2) femmes dont une (1) enceinte avant de les tuer et assassiner plus de sept (7) personnes dans les villages Bogoguiwiri et Banoua à Bozoum ; brûler sept (7) villages et faire fuir plus d’un millier de villageois par ses bras armées,

 l’ancien légionnaire de l’armée française au KOSSOVO, Francis BOZIZE, Ministre délégué à la défense, fils du Général président François BOZIZE s’en est vertement pris dans un communiqué laconique, daté du 3 septembre 2008 : aux organisations de défense des droits de l’homme et  au mouvement rebelle, l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD).

 

Le Ministre Délégué à la Défense , Francis BOZIZE reproche aux organisations de défense des droits de l’homme : «leur silence face aux exactions de l’APRD».

 

Suite à ses investigations, le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (M.D.R.E.C) vient de constater avec amertume et horreur, que les auteurs de ces ignobles  exactions et sataniques crimes de guerres contre les paisibles populations de Bozoum sont les bras armés du régime BOZIZE, dont le fils Francis BOZIZE en est l’architecte.

 

Le but inavoué de cette machination satanique est de diaboliser et de faire porter la responsabilité de ces exactions par le mouvement rebelle APRD, qui a repris le chemin de la guerre parce que la loi d’amnistie initiée par le Général François BOZIZE exclue les rebelles et protège ses complices et sa garde prétorienne.

 

L’autre face cachée de cette satanique manipulation digne de l’ère stalinienne est d’attirer les foudres de l’opinion nationale,  de la communauté internationale, des organisations de défense des droits de l’homme ainsi que de la (CPI) Cour Pénale Internationale contre l’APRD, ses dirigeants et de masquer les insuffisances du régime BOZIZE.

 

Ainsi, le Général François BOZIZE d’une pierre fera deux coups et se délectera des réactions et condamnations qui fusionneront contre l’APRD et ses dirigeants, ce qui lui débarrassera le plancher  de cette irréductible et incorruptible rébellion du Nord-ouest qui hante ses nuits.

 

Devant ces odieux et ignobles viols, assassinats et diverses exactions, véritables crimes de guerre et crimes contre l’humanité ainsi que les populations du Nord Centrafrique et celles de Bozoum en particulier, le MDREC élève par le présent communiqué : les plus vives protestations et condamne avec force et la dernière rigueur toutes les formes de manipulation de l’opinion public et d’exactions commises sur les personnes ainsi que leurs biens.

 

- Le MDREC en appelle à la France , aux USA, l’Union Européenne, le BONUCA, le PNUD, l’EUFOR, la MICOPAX ainsi qu’aux organisations de défense des droits de l’homme nationales et internationales de diligenter dans les meilleurs délais, une enquête indépendante internationale, afin que la lumière soit faite sur les évènements de Bozoum.

 

- Le MDREC demande avec insistance aux mouvements rebelles de cesser de faire cavaliers seuls, car la crise centrafricaine est d’abord : sociale, économique et politique avant d’être armée.

 

- Le MDREC demande à Monsieur Jean Jacques DEMAFOUTH, coordonnateur de l’APRD de cesser d’être naïf. Le Président Omar BONGO est le principal soutien du despote François BOZIZE, dont la garde prétorienne est appuyée par les soldats gabonais pour combattre les rebellions dans le Nord. En jouant ce double rôle, le Président BONGO est de facto juge et partie de la crise qui secoue le Centrafrique depuis 1996.

 

La tenue du dialogue politique inclusif dans un pays neutre, comme souhaitée par le MDREC et les signataires du Manifeste pour un Dialogue Véritablement Inclusif en Centrafrique reste la solution idoine qui aurait permis à tous les Centrafricains de se retrouver sous l’œil vigilent de la communauté internationale pour exorciser le mal centrafricain et envisager les perspectives d’avenir.

 

Aucun Centrafricain, voire mouvement politico-militaire à cause de sa force de feu et de la portion du territoire national qu’il occupe puisse se prévaloir de la paternité ou d’une quelconque suprématie dans le processus du dialogue politique inclusif en cours.

 

En faisant cavalier seul et en louchant souvent du côté de Libreville, l’APRD creuse sa propre tombe. La signature d’un cessez-le feu, le cantonnement des troupes et le vote d’une loi d’amnistie générale dans des conditions louches est un piège qui compromettra définitivement les chances de retour de la paix en Centrafrique.

 

 

Fait à Bangui, le 17 septembre 2008

 

Le Président du MDREC

 

 

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA    

 

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