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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 23:05





(Afrique centrale info -11 sept. 08) - Trois mois après la date annoncée pour son commencement, le "Dialogue politique inclusif" en Centrafrique, rassemblant toutes les parties pour sortir le pays de la crise politico-militaire, est au point mort: opposition et rébellions se sont retirées du processus.

Aucune date n'est fixée pour la tenue de ce forum intercentrafricain.

"En ce moment, le processus du dialogue politique inclusif est complètement bloqué", reconnaît Pascal Koyaméné, secrétaire général du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, de l'ancien président André Kolingba), porte-parole de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN), principale coalition de l'opposition.

Pourtant, toutes les conditions semblaient réunies.

Un Comité préparatoire, créé en décembre 2007, après des réunions entre pouvoir et opposition, avait mis en place une sorte de feuille de route approuvée par tous.

Il recommandait comme préalables à la tenue du "Dialogue politique inclusif", la signature d'un accord de paix avec la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean-Jacques Demafouth active dans le nord-ouest et celle d'un accord global de paix avec d'autres groupes armés.

Le 9 mai l'APRD et le gouvernement ont signé un accord de paix à Libreville au Gabon, suivi le 21 juin de la signature de l'accord global de paix entre le pouvoir de Bangui et les rébellions de l'APRD et de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria.

Seul le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine ne l'a pas signé. Les accords de paix prévoyaient notamment une "loi d'amnistie générale".

Le 8 juin, le chef de l'Etat avait créé un Comité d'organisation du Dialogue politique inclusif composé de quinze membres qui devait se mettre au travail.

Le Dialogue a alors commencé à se lézarder. L'UFVN a dénoncé sa composition estimant que les pouvoirs publics se taillaient la part du lion. Le pouvoir refuse "de privilégier le consensus. Nous demandons simplement que le président de la République prenne un décret qui modifie la composition du Comité d'organisation du Dialogue politique inclusif. C'est la condition de notre participation au processus", avait affirmé l'UFVN.

Par ailleurs, l'assemblée nationale devait lors d'une session extraordinaire en août examiner une loi d'amnistie générale. Mais, alors que l'amnistie ne visait que les rébellions, le gouvernement centrafricain a introduit un texte amnistiant également des faits commis par les forces de l'ordre.

L'APRD s'est alors retirée du Dialogue exprimant sa "désapprobation totale à l'égard de ces textes". Les textes sont toujours en suspens en commission à l'assemblée nationale.

Cyriaque Gonda, le coordinateur et ministre de la Communication, affirme pourtant y croire. Il demande aux rebelles de consulter, comme prévu dans les accords de paix, le "médiateur", le président gabonais Omar Bongo, et promet: "De mon côté, je continue les démarches auprès des compatriotes (...). Personne ne sera exclu. D'ici fin septembre ou début octobre, on sera en plein dans le Dialogue".

Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU à Bangui, François Lonsény Fall et le Bureau de l'organisation des Nations unies en Centrafrique (BONUCA) appellent les différentes parties "à faire preuve de volonté politique, en vue de poursuivre harmonieusement l'élan déjà pris, en vue de la restauration de la paix".

Un observateur de la vie politique en Centrafrique souligne: "vu les souffrances des populations qui ne peuvent pas regagner leurs villages, nous (les Centrafricains) souhaitons que le Dialogue se tienne rapidement".

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF