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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 04:04

 











  
















Ndlr Centrafrique-Presse :

Avec le temps, un coin de voile se lève progressivement sur le processus de prédation des ressources financières du pays par Bozizé et son indéboulonnable Ndoutingaï. Ils sont chaque fois rattrapés par les affaires de leur cupidité et leur inextinguible soif d’argent. Après leur odyssée de Düsseldorf en juin 2004 où ils avaient été pris tous les deux par la police allemande avec leur mallette de diamants, ils s’étaient rendus en Afrique du Sud en 2006 où ils avaient ficelé avec URAMIN une juteuse opération financière à propos de l’exploitation des mines d’uranium de Bakouma comme si c’était leur propriété. Cela leur a rapporté la coquette somme de 20 millions de dollars US (14 millions d’Euros, environ 9 milliards de f CFA). Le fruit de ce vol a été viré en deux fois sur un compte bancaire ouvert vraisemblablement dans une banque située dans un paradis fiscal bien connu, les îles vierges britanniques où sont également domiciliées les activités d’URAMIN.

Grâce au rapport d’audit d’une entreprise australienne de consulting, AMC, on en apprend un peu plus -  sur la rétrocession de 10% des 20% des parts revenant à l’Etat centrafricain dans l’actionnariat de la société de droit centrafricain URAMIN CENTRAFRIQUE S A créée à cet effet, en échange de la remise de la somme de 20 millions de dollars US à Bozizé !

 

(cf. le rapport en question à la page 6… « In accordance with terms of the mining agreement Uramin established a company under Central African law known as "Uramin Centrafrique SA". According to the terms of the mining agreement, the State has the right to hold 20% of the share capital of Uramin Centrafrique SA. However, the State has ceded 10% of the share capital in exchange for an amount equal to US $ 20.000.000 in accordance with a mutual agreement.”

 

Pour ceux qui ne lisent  pas la langue de Shakespeare voici une brève traduction :

« Conformément aux termes de l'accord minier, Uramin créé une société de droit centrafricain sous le nom de "Centrafrique Uramin SA". Selon les termes de l'accord d’exploitation minière, l'Etat a le droit de détenir 20% du capital d’Uramin Centrafrique SA. Toutefois, l'État a cédé 10% du capital en échange d’un montant égal à US $ 20.000.000, conformément à un accord mutuel. »

Désormais, les Centrafricains ne peuvent plus dire qu’ils ne savaient pas. Voilà ce que Bozizé et sa clique de pseudos libérateurs sont venus faire : s’en mettre plein les poches avec le bois de nos forêts,  les diamants et l'uranium de notre sous-sol. Voilà les véritables raisons et motivations de leur coup d’Etat ! C’est aussi de ce vol, il s’agit bien de cela, que révèle aussi notre confrère de la Lettre du continent dans une enquête que nous reproduisons ci- dessous.


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Qui a lu l'avenant n°1 d’Areva ?

 

 

Non sans mal, Anne Lauvergeon a signé le 1er août le contrat d'exploitation de l'uranium de Bakouma pari Areva" En voici, en exclusivité, les détails.

En rachetant en 2007 UraMin, le groupe français Areva était persuadé de récupérer la concession du gisement d'uran ium de Bakouma que détenait la société sud-africaine. Erreur! Ce n’est qu'après de longues négociations secrètes qu’Areva a réussi à signer un contrat en bonne et due forme avec le président François Bozizé.

- Parmi les équipes. De missi dominici qui gravitaient sur .ce dossier à la présidence centrafricaine, c’est celle constituée du roi des mines congolaises, Georges Forrest - qui a signé le protocole d'accord en tant que « facilitateur »! - du conseiller spécial du président, Fabien Singaye, et d'un proche de Patrick Balkany à la mairie de Levallois-Perret - pour la « couverture » politique – qui a remporté la timbale d’argent. Depuis le mois de janvier, Georges Forrest et Fabien Singaye ont multiplié les allers-retours entre Paris et Bangui pour aplanir les derniers points en litige, en particulier la nomination d’un Centrafricain au poste de directeur général adjoint.

Selon l'avenant n°1 du protocole d’accord signé le 1er août à Bangui par le président François Bozizé et Anne Lauvergeon le groupe Areva s’est engagé à verser aux autorités centrafricaines 40 millions $ sur cinq ans (2008-2012) et à lui livrer 12% du produit net de la production de yellow cake qui devrait démarrer en 2010. Le poste de directeur général adjoint sera réservé à une personnalité centrafricaine pour assurer « un droit de regard sur les opérations minières ». De plus, le groupe français va financer du matériel médical à l’hôpital de Bangui et construire à Bakouma un centre de santé d’un coût de 280 000 $. Le PDG d’UraMin CAR Ltd, enregistrée dans les ïles Vierges britanniques est Sébastien de Montessus et celui d’UraMin Centrafrique SA, Henri de Dinechin. Toujours d'après nos sources, le premier contrat signé par UraMin - dont le PDG était Sam Jonah - accordait un intérêt de 20% à l’Etat centrafricain qui prévoyait d'en rétrocéder l0% en échange d’un bonus de 20 millions $. Ces précisions ont été relevées dans un audit de 100 pages réalisé sur ce projet par le cabinet australien AMC Consultants.

Le groupe Areva n’est pas pour autant tiré d'affaire. L’autre équipe locale qui travaillait avec UraMin avant sa reprise entend faire valoir ses droits dans le secteur des infrastructures énergétiques (société Hydro Finance) dont dépendra Bakouma. Il s’agit de Seif Durban et du Congolais de Brazzaville Richard Ondoko qui opèrent tous deux avec l'aval du ministre des mines et neveu du président, le commandant Sylvain Ndoutingaï. A titre de « compensation », cette équipe pourrait obtenir la concession « Or Afrique » - qui contiendrait d’ailleurs plus de fer que d'or -, initialement attribuée à une société canadienne. Après un séjour à Londres, Seif Durban et Richard Ondoko sont rentrés en avion privé à Bangui le 28 août au soir pour lancer leur nouveau projet ...


Lettre du Continent n° 547 du 4 septembre 2008

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