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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 03:43




Bangui, 03 (ACAP) – Le président de l'Amicale des magistrats centrafricains, M. Sylvain Nzas, a demandé le mercredi 3 septembre 2008 au président François Bozizé d'intervenir dans le bras de fer qui oppose son organisation au ministre de la Justice Thierry Maléyombo pour préserver l'indépendance de la magistrature, conformément à l'article 80 de la Constitution de la République Centrafricaine.

M. Nzas a formulé cette demande lors d'un sit-in observé mercredi par une cinquantaine de magistrats dans l'enceinte de la Cour d'Appel de Bangui pour exiger le retrait d'un projet de loi destiné à réformer le Conseil Supérieur de la Magistrature.

« Ce projet de loi viole la constitution du pays, et nous en appelons au savoir faire des députés à leur sens de responsabilité, pour que ce texte soit purement et simplement renvoyé au gouvernement, parce que dans un pays on ne peut pas accepter que la Constitution soit violée impunément », a-t-il déclaré, ajoutant qu' « en vérité, le gouvernement cherche seulement à se doter d'un instrument pour marcher sur la Justice».

 Pour le président de l'amicale, la Constitution de la République Centrafricaine fait du chef de l'Etat, le garant de l'indépendance de la magistrature. C'est pourquoi « nous n'avons pas à faire appel à qui que ce soit car le Chef de l'Etat est mieux placé pour accéder à notre demande, en tant que premier magistrat centrafricain, et sa position lui permet d'intervenir à chaque fois que les magistrats ont des problèmes » a-t-il expliqué.

« Nous n'avons pas d'interlocuteur, nous attendons que le gouvernement fasse un geste dans le sens du retrait de ce texte pour que nous puissions reprendre le travail », a-t-il souligné.

Il convient de rappeler que le projet de réforme du gouvernement, déposé sur le bureau de l'Assemblée Nationale depuis l'ouverture d'une session extraordinaire du parlement début août a de fait conduit à un arrêt de travail des magistrats, qui ont écrit aux députés pour réclamer son retrait avant la reprise du travail.

Ndlr Centrafrique-Presse : Il est surprenant de constater que les magistrats ne semblent pas comprendre que dans cette affaire, Bozizé ne peut être juge et partie. C'est lui même qui a commandité ce projet de réforme du CSM au garde des Sceaux. C'est pourquoi celui-ci continue de bomber le torse.  La semaine dernière, il avait aussi réuni les députés KNK, c'était en présence du ministre de la justice, pour leur demander de "lui" voter cette réforme tout en leur glissant une enveloppe de 4.000.000 f CFA. C'est de la corruption active n'est ce pas messieurs les magistrats ? C'est clair ! Quel arbitrage peut-il encore rendre dans ces conditions ! Faut-il vous faire un dessin ? 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation