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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 02:44















   Francis Bozizé fils de son père

Depuis le retrait de quelques protagonistes du processus du Dialogue Politique Inclusif, l'APRD s'est placée résolument dans une logique de violence et s'emploie à mettre le pays à feu et à sang. Ses hommes, transformés en bandits de grand chemin en dépit de la signature de l'accord de paix globale de Libreville, multiplient les actes de violence, particulièrement à l'endroit de la frange la plus vulnérable de la population, qu'ils prennent en otage, la dépouillent de ses biens, emportent les aides humanitaires dont ils tirent un revenu afin de s'approvisionner en armes.

Au cours de ces trois derniers mois, ils ont procédé à l'exécution d'au moins 16 personnes, condamnées par une cour de justice dont ils sont les juges. Le dernier épilogue de ces agissements a été le lâche assassinat de deux femmes, dont l'une enceinte, au village Bogoguiwiri, non loin de Bozoum.

Ce double meurtre, intervenu après le viol de nos deux compatriotes, s'ajoute à la liste déjà assez longue des exactions de toutes sortes qui ont provoqué un déplacement massif des populations.

Plus de 1200 personnes ont dû abandonner leurs villages pour trouver refuge chez les missionnaires des œuvres CARITAS de la région, et plusieurs autres, particulièrement les éleveurs, ont quitté le territoire national avec leurs bétails.

 Il y a quelques heures seulement, les éléments de l'APRD ont fait irruption au village Banoua, à 27 km au nord de Bozoum, pour incendier plusieurs habitations et faisant 7 tués au sein de la population.

 Ces exactions, d'un autre genre, rappellent d'une part les assassinats du Maire de Bossangoa en 2006 et du Sous Préfet de Ngaoundaye, révélant l'intention de ce mouvement de s'attaquer en particulier aux symboles du pouvoir qu'ils placent dans une situation délicate en s'en prenant aux humanitaires, et s'apparentent d'autre part à l'action d'une rébellion étrangère qui s'est illustrée lors d'une incursion sur notre territoire par des cas de viol, d'enrôlement de force des enfants soldats et d'enlèvement.

Le ministère de la Défense Nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l'Armée, s'étonne du silence entretenu autour de tels agissements, par les organisations de Défense des Droits de l'Homme, alors que les forces gouvernementales qui avaient fait l'objet de nombreuses allégations dans leurs rapports, sont aujourd'hui astreintes aux actions de légitime défense lors des embuscades dont l'initiative revient exclusivement à la rébellion.

Il est évident que l'attitude des FACA se situe indéniablement dans la logique du gouvernement, qui demeure disposé à aller à tout prix au Dialogue Politique Inclusif.

Cependant, les Forces Armées Centrafricaines ne sauraient tolérer que les paisibles populations de l'arrière-pays qu'elles sont sensées protéger, subissent plus longtemps encore les mauvais traitements infligés par ceux-là même qui aspirent à prendre en main les destinées du pays.

 
Fait à Bangui, le 03 Septembre 2008


Le Ministre délégué à la Défense Nationale,
Chargé du Désarmement, de la Restructuration de l'armée,

des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre.

 
Jean Francis Bozizé

 

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Est-il besoin de rappeler à ce rejeton que bien longtemps avant lui, avant de se convertir du bout des lèvres à l’idée du dialogue politique inclusif pacifique, son père qualifiait déjà les mouvements armés de « bandits de grand chemin et de coupeurs de route » donc son actuel vocabulaire n’est pas d’une grande originalité. Ensuite, dans ce communiqué, il paraît s’offusquer en s’indignant que de paisibles et innocentes populations civiles soient contraintes à se déplacer.

Est-ce l’hommage du vice à la vertu ou simplement une façon d’expier ses propres crimes de guerre. Feint-il d’ignorer que du fait des exactions criminelles de la garde présidentielle de son père avec le tristement célèbre Eugène Ngaikoisset, près de 300.000 Centrafricains végètent en brousse ou dans les camps du HCR entre le sud tchadien, le Cameroun et le Soudan jusqu’aujourd’hui ?

C’est un secret de polichinelle que Francis Bozizé a personnellement pris part aux incendies de villages dans le Nord qui explique ces déplacements massifs de population, tant pendant la calamiteuse rébellion de son père qu’il dirigeait en 2001, 2002 et 2003 que depuis leur coup d’Etat du 15 mars 2003 jusqu’aujourd’hui. C’est lui qui a procédé au recrutement des zakawa que lui et son père ont introduits en Centrafrique, avec les dramatiques conséquences que vit  le pays jusqu’à présent.

Qui a tué l’abbé Kilamong à Bossangoa ? Qui a tué le lieutenant Florent Isidore Laoulé ? Qui a détruit les villes de Bossangoa, Kaga-Bandoro, Bozoum, Sibut, Damara ? Qui a déménagé les usines d’égrenage de coton de Bossangoa, Guiffa, Bozoum, Paoua, Ndim etc. Qui a pillé la base de Drop à Bozoum ? Qui a pillé le campement de Kajima ? Qui a mis à sac l’hôpital de Paoua ?

Francis Bozizé feint d’ignorer que son père ne veut pas du dialogue inclusif et privilégie la solution des armes pour venir à bout des mouvements armés du Nord. L’opinion publique en tout cas est parfaitement informée que ces derniers jours, Bozizé a pris la grave responsabilité de procéder à une distribution massive d’armes vers Bossangoa, Bézambé, Boguila, Paoua et leurs environs, tout en incitant la population civile à se retourner contre les combattants de l’APRD. Cette démarche est aux antipodes du processus du dialogue inclusif et pacifique. Les Centrafricains n’en sont pas dupes et les communiqués mensongers de ce fiston que son père  rêve de faire prendre sa succession, ne peuvent convaincre personne.

 

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