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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 01:05


LEMONDE.FR avec AFP | 04.09.08 | 21h13  •  Mis à jour le 04.09.08 | 21h13


Des chercheurs américains, dont les travaux sont publiés dans la revue Science du vendredi 5 septembre, ont découvert un gène jouant un rôle clef dans la production d'anticorps qui neutralisent des rétrovirus comme le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) responsable du sida. Cette découverte, faite sur des souris, est non seulement potentiellement importante pour la mise au point d'un vaccin, mais également pour expliquer pourquoi certaines personnes exposées au VIH ne sont jamais infectées.

Le gène, appelé Apobec3 et qui existe également chez les humains, contrôle à lui seul la capacité des souris à produire des anticorps neutralisant des rétrovirus, ce qui leur permet de combattre avec succès des infections. Selon l'hypothèse des chercheurs, le gène pourrait jouer le même rôle chez les humains et neutraliser ainsi le rétrovirus responsable du sida. De précédentes études montraient déjà que les protéines produites par Apobec3 ont des propriétés anti-VIH et que la région du chromosome où se situe ce gène influe sur la capacité du virus à infecter l'organisme.

"Cette avancée met en évidence un mécanisme génétique potentiel de production d'anticorps capables de neutraliser le virus du sida, ce qui est essentiel pour empêcher l'infection", souligne dans un communiqué le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Les anticorps sont la clef pour combattre avec succès des infections virales et la plupart des vaccins stimule la production d'anticorps visant un virus en particulier.


Découverte d'un gène protecteur contre le virus du sida

Libération jeudi 4 septembre 2008

La découverte d’un gène jouant un rôle clé dans la production d’anticorps neutralisant des rétrovirus pourrait ouvrir la voie à la mise au point d’un vaccin contre le sida, selon des travaux prometteurs publiés jeudi aux Etats-Unis.

Cette avancée fortuite faite sur des souris paraît aussi expliquer pourquoi certaines personnes exposées au VIH (virus de l’immunodéficience humaine) responsable du sida ne sont jamais infectées, relèvent les auteurs de cette étude parue dans la revue Science datée du 5 septembre.

Ce gène, appelé Apobec3, qui existe aussi chez les humains et se situe au même endroit sur le chromosome, contrôle la capacité des souris à produire des anticorps neutralisant des rétrovirus qui leur permettent de combattre avec succès des infections.

Ces chercheurs font l’hypothèse que ce gène pourrait jouer le même rôle chez les humains et neutraliser le rétrovirus responsable du sida.

Cette hypothèse est confortée par de précédentes études montrant que les protéines produites par Apobec3 ont des propriétés anti-VIH et que la région du chromosome où se trouve ce gène exerce une influence sur la capacité de ce virus à infecter l’organisme.

«Cette avancée met en évidence un mécanisme génétique potentiel de production d’anticorps capables de neutraliser le virus du sida ce qui est essentiel pour empêcher l’infection», souligne dans un communiqué le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

«D’autres recherches sur la fonction du gène Apobec3 chez les humains pourraient conduire à la découverte de médicaments et vaccins contre le sida», ajoute-t-il.

Les anticorps sont la clé pour combattre avec succès des infections virales et la plupart des vaccins stimulent la production d’anticorps visant un virus en particulier.

Mais malgré un quart de siècle de recherche et la mobilisation d’importantes ressources, la médecine n’a pas encore pu mettre au point un vaccin efficace contre le virus du sida sans lequel cette pandémie, déjà responsable de plus de 25 millions de morts, ne peut-être maîtrisée.

«Cette découverte apporte une nouvelle dimension à notre compréhension du mécanisme biologique d’Apobec3 qui pourrait nous aider à résoudre le casse-tête de la neutralisation du virus du sida», relève le Dr Warner Greene, directeur du Gladstone Institute of Virology and Immunology de l’Université de Californie (ouest), principal auteur de ces travaux.

L’hypothèse selon laquelle le gène Apobec3 joue un rôle non seulement dans la capacité du VIH à provoquer une infection mais aussi dans la réponse immunitaire de l’organisme à ce virus avait été avancée à la vue des résultats d’une étude précédente.

Cette recherche avait montré que la région chromosomique humaine contenant plusieurs gènes Apobec3 est liée aux réponses anti-VIH chez un groupe d’Italiens qui ne sont jamais devenus séropositifs malgré de nombreux contacts sexuels avec leurs partenaires infectés.

Les travaux du Gladstone Institute et du NIAID apportent également un nouvel éclairage sur la manière dont le virus du sida utilise l’une de ses propres protéines, appelée Vif, pour détruire deux protéines humaines produites par le gène Apobec3.

Etant donné le fait qu’Apobec3 paraît jouer un rôle important pour aider le système immunitaire à produire des anticorps contre des rétrovirus, la destruction de ces deux protéines par Vif pourrait expliquer pourquoi la plupart des individus ne fabriquent pas d’anticorps contre le virus du sida.

«Nos recherches sur les souris laissent penser que la neutralisation de la protéine Vif permettrait d’obtenir une plus forte réponse immunitaire contre le VIH», explique le Dr Kim Hasenkrug, du NIAID, co-auteur de l’étude, jugeant cette voie prometteuse.

 

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