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GABON/CENTRAFRIQUE
Ndlr Centrafrique-Presse : Ce n'était donc pas pour des raisons
d'incompétence que ce compatriote avait été brutalement limogé de ses fonctions de directeur général de la BVMAC. Selon notre confère la Lettre du continent dont nous reproduisons ci-dessous le
papier, ce sont des raisons de gros sous et d'intérêts égoïstement gabonais qui ont eu raison d'Yvon Psimhis. Il leur fallait le débarquer pour permettre que certains puissent s'en mettre
plein les poches. On s'en doutait bien...!
Débauché en juin 2007 du CIC Crédit mutuel en France, où ïl a réalisé l’essentiel de sa carrière, par le cabinet de recrutement Africa Search, le Centrafricain Yvon Psimhis a été méchamment débarqué le 14 juillet de ses fonctions de directeur
général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). Il a été remplacé par Willy Ontsia, un cadre de BGFI Bourse. Non sans une certaine logique ... Le président de la BVMAC est en effet Henri-Claude Oyima,
administrateur-directeur général du groupe BGFI Bank, qui représente plus de 60% des actifs de la BVMAC. Loin d’être une « Bourse
régionale », la BVMAC qui bénéficie de l'agrément de la Cosumaf (Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale) est
concurrencée par celle du Cameroun. Il serait reproché à Yvon Psimhis de ne pas avoir démarré assez rapidement l’activité de la BVMAC encore très
« gabonaise ». La vérité vraie est que son lancement était prévu pour le 18 septembre afin de permettre la maîtrise d’un logiciel surdimensionné acquis en avril 2007 auprès d’Euronext pour plus d'un milliard F CFA. La première cotation de la BVMAC a finalement été lancée le 13 août, avec un emprunt obligataire de l’Etat gabonais de
100 milliards F CFA (2007-2013), largement souscrit par la BGFI.
Lettre du Continent n° 547 du 4 septembre 2008