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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 16:53



APA Bangui 2008-08-22 (Centrafrique) La population de la circonscription de l’Ouham Pendé, au nord-ouest de la Centrafrique, a appelé l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR) et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) à respecter scrupuleusement l’accord global de paix signé avec le gouvernement à Libreville le 21 juin dernier.

Dans un communiqué de presse rendu public, jeudi à Bangui, la population exhorte l’assemblée nationale et le conseil de médiation à trouver le plus tôt possible des solutions aux maux qui fragilisent l’évolution économique et sociale de certaines villes de l’Ouham Pendé.

«La population de cette région ne veut plus revivre les moments douloureux qui ont occasionné des pertes humaines et des dégâts matériels», souligne le communiqué, exhortant «toutes les parties concernées dans la crise qui sévit dans la préfecture de l’Ouham Pendé, particulièrement dans les circonscription de Ngaoundaye 1 et 2, à respecter les accords de cessez-le-feu et l’accord de paix du 9 mai dernier et à arrêter les hostilités qui empêchent la population de vaquer librement à ses activités quotidiennes, afin que la paix revienne définitivement dans cette région ».

«Nous demandons à la communauté internationale d’intervenir dans cette crise qui risque d’empêcher la tenue du dialogue politique inclusif tant souhaité par toutes les couches sociales», poursuit le communiqué, notant que depuis le début des événements militaro-politiques qui ont secoué le pays, la région du nord-ouest, précisément la ville de Ngaoundaye, est totalement abandonnée à son triste sort.

«La population traverse des moments difficiles et ne veut plus être en otage dans cette localité qui oppose le gouvernement et les différents mouvements armés », conclut le communiqué.

Une situation de crise prévaut de nouveau en Centrafrique depuis que l’APRD a suspendu, début août, sa participation au processus de paix en cours dans le pays. Ce mouvement politico-militaire dirigé par Jean Jacques Démafouth, qui fut ministre de la défense sous le régime du président déchu Ange Félix Patassé, a pratiquement déterré la hache de guerre en prenant une série de mesures qui ne sont pas de nature à ramener l’accalmie sur le terrain.

Le mouvement a ainsi repris toutes ses positions initiales sur le terrain. Dans les localités placées sous son contrôle, son état-major militaire a procédé à la nomination des sous-préfets, maires, chefs de villages, receveurs et autres agents de recouvrement ainsi que des chefs de tribunaux de première instance.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation