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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 23:45

 

 

"For the success of the National Inclusive Dialogue on Central African Republic's crisis, political forum should take place abroad. Libreville, capital of Gabon is well-indicated to welcome this forum. Even if  Omar Bongo is one who participated in the implementation of Bozize regime in Central Africa Republic. By this, citizens can judge and analyse its defaults and mistakes."

 

 

State of confusion. Country of contradiction. Uncertainty in governance and way to manage the policy of State. Soaring poverty remains severe and strong. Central African Republic is in loophole emphasised by instability. To be true, this country under Bozize regime could not convince their partners with trust. And the main legal problem is the following : what will be the legal effect of international contracts concluded by Bozize regime? Here resides the core of the Power of State. Here is the crux of Bozize regime efficiency.

 

As State in its modern sense is disappeared in Central African Republic ; Human Rights violation is obvious and notorious ; Bozize regime is based on terror and its members of family(nepotism), looting the wealth of the country ; Civil servants have not paid for many months,  pensions are not paid for many months or years ;  insecurity is recurrent over the country ; lack of infrastructures is growing ; corruption is rampant and constitutes a sacred profit for Bozize and its regime.

 

But, Bozize regime had concluded international contracts with foreign  State owned companies. Being clear, such situation is taken place in favor of opacicity,  coup d'Etat, turmoil, crises, dictatorship cannot bring enough guarantees to foreign  State owned companies if Bozize regime will collapse in the future. So, observing Bozize regime now, the first reaction is that : its duration is limited. It cannot last for long time. Politicians, members of civil society and elites bear in their mind the project to put end to Bozize regime. And when the change will be come, it is right for the new regime to discuss the terms of theses contracts.

 

Even if, international law through, the principle of Pact Sund Servanda opposes. The new regime should submit all these contracts to new conditions by arguing that Bozize regime was not in legitimacy. It had come on Power of the State by coup, collapsing the legal regime. Bozize regime is out of law. Those State owned companies which have contract with this regime are wrong. They have known the qualities of Bozize regime : dictatorship. They  could not use the argument of Bona Fides. So, they have consolidated the Bozize regime. They have  strengthened this regime. They have consolidated its power to obtain contracts, neglecting the interests of the country. 

 

The situation of Central African Republic gives evidence to change these contracts. Doing so, is respecting the rules of law, democracy and Human Rights. Putting contracts in discusion means that the new regime require democracy. It is a duty for foreign State owned companies to co-operate with regimes based on freedom. By the way they will promote democracy and the struggle against poverty. As globalisation imposes itself as the way to improve the standards of living through global economy, global finance and global policy, democracy must be shared  not only by rich countries but also by developing ones. It depends on rich countries to print examples by sustaining democratic regimes.

 

According to freedom and democracy, international contracts with Bozize regime should be reformulated after its fall. in ordre to balance the interests of  Central African Republic. Pact Sund Servanda is a principle, but dictatorship and lack of Bona Fides of foreign State owned companies in their relation with the country are two strong arguments to operate revision of internatonal contracts by the new regime. It is a new way to manage with democracy and freedom. Central African Republic asserts law. Central African thinks law. She is right to appreciate it so soon  This is the modernity in thoughts : the Freedom.

 

 

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La confusion règne en Centrafrique. L'incertitude ronge les esprits. La peur qui tue. Et, la mort pour l'instant ne signifie rien. La Centrafrique est devenue un terreau de la pauvreté. Laquelle ne concerne pas les membres du régime de Bozizé. Evidemment, elle appartient aux laisser-pour-comptes. En plus l'instabilité accentuée se combine avec l'ambiguïté de ce qu'est le Pouvoir de l'Etat. Un  Pouvoir de l'Etat difficile à percevoir ou même à concevoir. Parce que l'Etat se confond au cercle familial de Bozizé. Ainsi le problème de droit qui se pose est de savoir quel sera le sort des contrats internationaux conclus par ce régime?  Ici réside le coeur du Pouvoir de l'Etat.

 

Certes, le régime Bozizé n'a pas convaincu. Il n'a ni  la confiance de ses partenaires étrangers, ni celle des centrafricains. Mais certains Etats  au travers leurs entreprises d'Etat concluent des contrats internationaux avec le régime Bozizé. Elles savent pertinemment que le régime Bozizé est issu d'un coup d'Etat. Que ce régime a destitué un président proprement élu au suffrage universel ; un démocrate, puis un Etat démocratique. Ces entreprises savent que le régime Bozizé est une dictature ; un régime qui méprise les Droits de l'Homme ; qui pille les richesses de la Centrafrique ; qui entretient la corruption et qui nourrit la violence. Elles savent que les agents et fonctionnaires de l'Etat traînent des mois d'arriérés de salaires. Les retraités de la fonction publique accusent des années, et des mois de non versement de pension. 

 

A dire vrai les contrats internationaux concluent par ces sociétés étrangères doivent subir une révision dès l'effondrement du régime Bozizé. Ces contrats n'ont pas pris en compte les intérêts de la Centrafrique. Ces contrats sont conclus dans des circonstances opaques mettant ainsi en péril les intérêts de la Centrafrique. En réalité ces contrats profitent au régime Bozizé et non à la Centrafrique  Le principe Pact Sund Servanda ne peut pas être appliqué à leur endroit parce qu'elles ne sont pas de Bonne Foi. Elles ont contribué à la manifestation de la dictature en Centrafrique. Elles ont consolidé le régime de Bozizé. En mettant en cause le principe Pact Sund Servanda, dans le cas de la Centrafrique ; c'est une affirmation de prendre désormais en compte  le respect de l'Etat de Droit, la démocratie, les Droits de l'Homme, les libertés dans les relations des affaires.

 

Il appartient à ces sociétés étrangères de promouvoir les valeurs de l'Etat de Droit en Centrafrique.  Elles ont beaucoup à gagner en soutenant la démocratie. La liberté est un facteur très important dans le développement du commerce. La modernité ne s'accorde pas avec la dictature. Elle s'accorde avec la démocratie et la liberté. Et la Centrafrique s'inscrit dans ces valeurs. La remise en cause de ces contrats internationaux dans le futur sous un nouveau régime n'est pas contraire au principe "Pact Sund Servanda".

 

Ce principe exige la Bonne Foi. Elle fait défaut chez certains partenaires internationaux de la Centrafrique. La Centrafrique, en adoptant cette voie revendique l'équité ; la volonté d'assurer l'équilibre de l'économie de ses contrats. C’est dire que les contrats internationaux aujourd'hui conclus par le régime Bozizé sont aléatoires et dépourvus de toutes garanties parce qu'ils sont conclus en la faveur de la dictature. Par conséquent, ils seront réexaminés après le départ de ce régime. La Centrafrique dit le droit. Elle pense le droit. Elle a raison de s'y prendre si tôt. C'est cela la modernité dans les pensées : la Liberté. 

 

Joseph Nestor Ouamba-Patas

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