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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 16:05




par PANA , lundi 4 août 2008 |

L’Union des forces vives de la nation (Ufvn), regroupement de cinq formations politiques d’opposition, a annoncé, au cours d’un meeting samedi après-midi à Bangui, qu’elle suspend sa participation au Dialogue politique inclusif, qui devrait être organisé prochainement à Bangui, afin de protester contre 3 projets de loi d’amnistie « partisans ».

Dans une déclaration lue par son coordonnateur, l’avocat Henri Pouzère, l’Ufvn indique suspendre « sa participation au processus du Dialogue politique inclusif jusqu’au retour définitif du respect du consensus convenu d’un commun accord ». Les projets incriminés « sont une insulte à toute la nation centrafricaine parce qu’ils ne contribuent nullement à résoudre le réel problème de fond qui est celui du retour à la paix et à la concorde nationale », affirme cette déclaration, qui appelle les députés à « rejeter ces projets de loi pour leur esprit contraire aux intérêts supérieurs de la nation en péril ».

L’un des projets de loi « exclut donc de fait les responsables politiques et les responsables des rébellions pour les actes commis avant le 15 mars 2003 », date de la prise du pouvoir par le général Bozizé, tandis qu’un autre « envisage l’amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde », estime la déclaration., La déclaration de l’UFVN invite la population à « empêcher par tous moyens légaux les dérives totalitaires et arbitraires du chef de l’Etat » et la communauté internationale « à obtenir du président Bozizé le retrait de ces projets qualifiés de scélérats ainsi que leur remplacement par des projets consensuels rédigés par tous les protagonistes de la crise ».

La réaction de l’opposition intervient 24 heures après l’ouverture d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale, censée adopter une loi d’amnistie pour permettre la participation des exilés et des représentants des groupes rebelles au prochain Dialogue politique inclusif prévu à Bangui. Dans un communiqué publié vendredi, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd, rébellion) avait déjà, pour les mêmes raisons, annoncé « suspendre sa participation au processus devant conduire à la tenue du Dialogue politique inclusif et se retire purement et simplement des accords du 9 mai 2008 et du 21 juin 2008 ».

L’Aprd en a également appelé le président gabonais Omar Bongo pour « constater la volonté manifeste du gouvernement centrafricain de ne pas tenir ses engagements », et pour convoquer toutes les parties signataires des accords. Les organisations des droits de l’Homme avaient, quant à elles, invité dès jeudi dernier les députés à « se conformer aux dispositions du Statut de la Cour pénale internationale (Cpi), ratifié par la Centrafrique en 2001, qui rejette toute amnistie pour les auteurs de crimes internationaux ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique