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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 02:28


04 Août 2008 19:23:27 GMT

Par Paul-Marin Ngoupana


BANGUI, 4 Août 2008 (Reuters) – Les principaux groupes rebelles de la République centrafricaine et un groupe de partis d'opposition ont quitté les pourparlers destinés à mettre fin à des années de bains de sang et d'instabilité dans un des pays les plus pauvres au monde.

Après le principal groupe de rebelles qui a quitté le samedi, les autres principales formations politiques et les factions rebelles aussi ont quitté les préparatifs pour un dialogue politique national pour protester contre une amnistie qu'ils ont dit a été conçu seulement pour protéger le Président François Bozize et ses hommes.

Bozize a renversé le Président Ange-Félix Patassé en 2003 et ses combattants sont accusés de exactions massives contre les civils tant au cours de sa rébellion et pendant les années de guerre civile sporadique qui ont suivi.

 L’ancienne colonie française faiblement peuplée a connu 11 tentatives de coup ou de mutineries dans les dix dernières années. Les intérêts étrangers ont augmenté en raison de sa proximité à haut profil conflits au Soudan et l'Ouganda et le commencement de l'extraction de l'uranium en 2010 par le spécialiste français du nucléaire appartenant à l'Etat, Areva.

Les projets de loi présentés à l'Assemblée nationale le vendredi offrent l'amnistie pour les infractions commises par les forces gouvernementales et les forces rebelles depuis le renversement de Patassé en Mars 2003, et pour les abus commis par les forces de Bozize qui ont conduit au renversement de Patassé. Mais les lois ne semblaient pas spécifiquement concerner les crimes avant cette date par les ennemis de Bozize, y compris les chefs rebelles de Jean-Jacques Demafouth et Abdoulaye Miskine, et Patassé lui-même, qui sont tous soumis à une action en justice en cours.

 "Sur mesure"

"Les autorités de Bangui ne jouent pas droit. Les projets de loi d’amnistie actuellement devant l'Assemblée nationale sont faits sur mesure», a déclaré Damane Zakaria, porte-parole pour les trois groupes rebelles qui ont quitté les pourparlers. Damane de l'Union des Forces Démocratiques pour l'unité (UFDR) et le Front démocratique pour le peuple centrafricain (FDPC) le dimanche, ont suivi l’Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD), qui a quitté  le processus du dialogue le samedi. Une coalition de cinq partis d'opposition a aussi rejoint ce mouvement de retrait.

"L'amnistie devrait s'étendre à tous les politico-militaires dans ce pays, sans exception, et de couvrir les actes commis avant ... 15 Mars 2003», a déclaré le porte-parole de la coalition Henri Pouzere. Il a exhorté l'Assemblée nationale à rejeter les lois. L'APRD a lancé sa rébellion du nord-ouest peu après que Bozize a pris le pouvoir et a mené une campagne sporadique contre l'armée et la garde présidentielle de Bozize dans un conflit qui a forcé des centaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers.


De son côté, l’UFDR a lancé son propre soulèvement dans le nord-est du pays, près de la frontière avec la région du Darfour au Soudan, et Birao occupés et dans d'autres villes dans le domaine avant d'être forcé par les troupes gouvernementales aidé par les forces françaises.
Le président de l’APRD Jean-Jacques Demafouth, qui vit en France, a accusé le gouvernement à la fin de semaine, d'abuser de sa confiance sur l'amnistie et a dit que les accords ne peuvent fonctionner que s'il y avait une amnistie générale et si les membres de l’APRD détenus sont libérés.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique