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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 20:05



BANGUI 1er août 2008 (AFP) — La rébellion centrafricaine de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a annoncé vendredi qu'elle se retirait du processus de paix et du dialogue politique étant en désaccord sur certains points des lois d'amnistie devant être examinées au Parlement samedi.

"L'APRD décide de suspendre sa participation au processus devant conduire à la tenue du dialogue politique inclusif et se retire purement et simplement des accords du 9 mai 2008 et du 21 juin 2008", affirme l'APRD, un des trois grands mouvements rebelles, dans un communiqué de son président, l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, parvenu à l'AFP.

"L'APRD constate avec regret que le gouvernement a abusé de sa confiance et veut profiter des accords signés pour amnistier des faits dont lui seul a connaissance et qui n'ont jamais été exposés au public et dont le parquet n'a jamais été saisi", selon le communiqué.

L'Assemblée Nationale centrafricaine est convoquée en session extraordinaire à compter de vendredi par le président François Bozizé pour examiner à partir de samedi en commission les projets de loi portant amnistie en faveur des rébellions.

Cette amnistie était une des des conditions sine qua non pour la mise en route du "Dialogue politique inclusif" (DPI), qui doit rassembler toutes les parties centrafricaines (pouvoir, rébellion mais aussi opposition et société civile) pour résoudre la crise sociale, financière et politique que traverse la Centrafrique. Il aurait dû s'ouvrir le 8 juin.

La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, est en proie depuis 2005, année de l'élection de M. Bozizé, à l'insécurité dans le nord, où groupes rebelles, "coupeurs de routes" et soldats gouvernementaux commettent de nombreuses exactions. Le pays fait aussi face à une grave crise financière et sociale.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique