Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 14:37



 A l’issue de la mascarade électorale de 2005 et le passage en force de François Bozizé qui a réussi à rouler tout le monde dans la farine et à troquer son habit de chef rebelle et de putschiste patenté à celui d’un président démocratiquement élu, certains fils du pays ont choisi la lutte armée comme expression de résistance républicaine. Cet état de belligérance entre le régime du généralissime Bozizé et les mouvements de résistance armée a déclenché une guerre larvée sur l’ensemble du territoire national, provoquant la mort des centaines de Centrafricains et a contraint des dizaines de milliers d’autres à se réfugier dans les pays voisins, voire même au Darfour qui est à feu et à sang.  Cette situation plus que dramatique a donc sensibilisé l’ensemble de la classe politique nationale, la société civile et les leaders d’opinion, qui ont exigé la convocation par le pouvoir en place et la tenue d’un dialogue politique sans exclusive devant jeter les bases d’une démocratie véritable, ramener la paix et la stabilité au pays.  

Opposé dans un premier temps à l’idée de ce dialogue politique sur le conseil des thuriféraires et autres faucons de son clan, François Bozizé a, sous la pression de la communauté internationale, fini par se résoudre à l’idée de ce dialogue. C’est ainsi que lors de son adresse à la nation pendant les festivités marquant le 46 ème anniversaire de la proclamation de notre pays, la République centrafricaine, il s’est déclaré favorable à la tenue d’un dialogue politique entre l’ensemble de la classe politique nationale. Un peu plus de deux ans après cette annonce, l’on assiste à nombre de tergiversations, de louvoiements et de fourvoiements de Bozizé aidé par ses thuriféraires qui n’arrêtent pas de jouer la montre afin de faire traîner encore davantage les choses pour décourager ceux qui veulent le contraindre à partager le pouvoir à l’issue de ce dialogue politique.  

Malgré l’engagement des mouvements de la résistance nationale qui ont décidé d’observer un cessez-le-feu en signant des accords de paix en cascade, François Bozizé et ses poisons politiques de la nébuleuse Convergence KNK, ne montrent pas un signe de bonne volonté.
 Pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les deux projets de loi portant amnistie des infractions liées aux évènements ayant provoqué le changement du 15 mars ainsi que des infractions d’atteinte à la sûreté de l’Etat et à la Défense nationale que le Gouvernement des opportunistes fieffés et des non moins Mo Wara Mo Tè Biani, a soumis à l’Assemblée Nationale monocolore et aphone pour son adoption dans les prochains jours.
 Manifestement, François Bozizé et son clan se fichent éperdument des multiples malheurs, de nombreuses souffrances et désolations du peuple centrafricain.

 Cela démontre si besoin en était encore, que François Bozizé et les siens tentent par des arguties dignes des manœuvres politiciennes les plus éculées et abjectes de rouler le peuple centrafricain dans la farine en profitant de la loi d’amnistie tant réclamée par les mouvements de résistance nationale ainsi que l’opposition démocratique comme préalable au dialogue politique inclusif pour s’absoudre d’abord et ses compagnons après, de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crimes économiques et les multiples et répétées violations de droits de l’homme dont ils sont responsables. Alors, comment ne pas s’étonner et s’interroger sur cette désinvolture de François Bozizé sur des questions aussi importantes et hautement sensibles ? Comment ne pas dénoncer avec la rigueur qui s’impose, ces manœuvres dilatoires du prince Bozizé qui conduit notre pays à vau-l’eau ?

Ceux des Centrafricains qui doutent encore de la nocivité du régime Bozizé pour notre beau pays, doivent se rendre à l’évidence à moins d’être ses complices.  Les Patriotes Emergents en appellent donc à la vigilance et le patriotisme de tous ceux qui croient encore à ce pays, de tout mettre en œuvre pour mettre hors d’état de nuire ce régime de terreur et de vandales politiques qui s’est allégrement installé sur la douce terre de nos pères.  Il est important d’opposer à ce régime d’oppression, force brute et violence, car c’est ce langage seulement que ses tenants connaissent et comprennent.  

Fait à Nantes le 30 juillet 2008


Les Patriotes Emergents

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Nation