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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 16:45



Les Afriques 24-07-2008

La République centrafricaine et le Tchad sont mécontents des procédures de dédouanement au port de Douala. Autorités camerounaises, centrafricaines et tchadiennes en discutent pour les améliorer.

Par Achille Mbog Pibasso, Douala

Les procédures de dédouanement des marchandises au port de Douala à destination de la Centrafrique et du Tchad sont au centre d’une controverse impliquant la douane camerounaise d’une part et les responsables de la douane des deux pays, d’autre part. La principale raison de cette incompréhension résiderait au niveau de l’application de la valeur réelle des marchandises en direction des deux pays dépourvus d’une façade maritime, et dont plus de 80% du volume des marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala. La valeur réelle des marchandises serait minorée. Un trafic qui leur ferait perdre en moyenne 6 millions d’euros par mois. Le Trésor public camerounais y perdrait également de l’ordre de 2 millions d’euros par mois, selon des sources douanières.

 
La fraude, explique-t-on, réside dans les informations contenues dans le manifeste des importations que la douane camerounaise transmet aux Guichets uniques des opérations du commerce extérieur de chacun des deux pays, installés à Douala. Les douaniers centrafricains et tchadiens calculant les taxes à partir des informations communiquées par la douane camerounaise, les taxes douanières baissent d’autant.
Après une mission tchadienne il y a quelques mois à Douala, où les responsables du Bureau d’affrètement du fret tchadien (BAFT) ont rencontré les autorités camerounaises, c’était au tour des Centrafricains d’échanger le 26 juin dernier avec la partie camerounaise, les responsables du Bureau de gestion de fret terrestre (BGFT) du Cameroun et ceux du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), tous basés à Douala.

Deux pays dépourvus d’une façade maritime et dont plus de 80% du volume des marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala.

Corridor conventionnel


La délégation centrafricaine, comprenant de hauts fonctionnaires du Ministère des finances ainsi que le directeur général de la douane, déplore « les problèmes dans la chaîne de dédouanement des marchandises à destination de la RCA ». Des sources concordantes révèlent également que des marchandises bénéficiant, au nom de la République centrafricaine, du régime suspensif se retrouvent sur le marché camerounais. Les trafiquants se recrutent de part et d’autre. « Cette transaction pénalise davantage la Centrafrique, dont 80% du volume de marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala », a souligné la délégation centrafricaine.


De nouvelles dispositions sont proposées qui appellent à plus de vigilance et de collaboration pour éradiquer ce fléau. Des unités de surveillance du corridor conventionnel Douala-Bangui et Douala-N’Djamena sont invitées à veiller au bon déroulement du processus de dédouanement. Les autorités camerounaises promettent de traiter la question avec diligence. Il s’agit de préserver des relations de bon voisinage, mais également, pour le port de Douala, de conserver sa clientèle.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales