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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 14:41




 

Bangui, 14 juil. (ACAP)- Le ministre d'Etat à l'Economie, au Plan et à la Coopération internationale, M. Sylvain Maliko, a appelé, lors de la traditionnelle réception du 14 juillet, la France à mobiliser les partenaires de la République Centrafricaine pour aider le pays à "stabiliser et à assurer la sécurité à ses frontières et la protection de ses populations".

 

Répondant à une allocution de M. Alain Girma, Ambassadeur de France en Centrafrique, M. Maliko a indiqué qu' "il s'agit principalement du déploiement de leurs contingents et de la mise à leurs dispositions de moyens logistiques et financiers afin de faciliter la protection de nos populations de certaines régions exposées à de nouveaux dangers".


Il a également indiqué que les discussions engagées avec la France au sujet de la révision des accords de défense et de sécurité "se poursuivent dans une ambiance d'amitié, de compréhension et de franchise", se disant convaincu que "la vague de réformes lancées par les autorités françaises gagnera d'autres domaines".


Pour M. Girma, qui a qualifié d'encourageant le chemin parcouru en un par la République Centrafricaine, il est essentiel "que les efforts pour combattre l'insécurité, la corruption, les violations des droits de l'Homme, l'impunité, en un mot la mauvaise gouvernance, soient poursuivis et, si possible, accentués".


Il a justifié cette exhortation par la nécessité de convaincre les bailleurs, dont plusieurs, "notamment les bilatéraux, restent, à l'évidence, dans l'expectative".

 
"Pour s'engager résolument et durablement à son côté, ils ont d'abord et avant tout besoin de sentir chez ses responsables la volonté politique ferme de sortir des ornières du passé et d'en constater concrètement les manifestations", a-t-il poursuivi, ajoutant qu' "on ne peut pas demander aux intervenants extérieurs de vouloir plus que les nationaux eux-mêmes l'avancement de leur pays et le bien-être de leurs compatriotes".


Il convient de signaler que, selon M. Girma, qui a annoncé son départ pour le 21 août prochain, après deux ans de service en République Centrafricaine, ces "franches réflexions" traduisent "le souci amical de contribuer au dénouement heureux d'un processus de stabilisation capital pour l'avenir" de la République Centrafricaine.



Ndlr.Centrafrique-Presse : Avec ces propos de l'ambassadeur de France ici rapportés, on comprend pourquoi Bozizé a choisi de boycotter la garden-party du 14 juillet à Ouango en restant chez lui et d'envoyer Maliko. Avant de quitter définitivement Bangui, l'ambassadeur Alain Girma ne pouvait pas manquer l'occasion de pointer et stigmatiser la mauvaise gouvernance de Bozizé. La corruption, les violations des droits de l'homme, l'impunité et l'insécurité, qu'il a montrées ici du doigt sont en effet les principales caractéristiques du régime Bozizé et qui consacrent sa faillite doublée maintenant de la crise énergétique sans précédent dans laquelle est plongée Bangui. Faillite, faillite, faillite....vous avez dit faillite ? 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation