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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 01:20



met en garde la CPI

 

(Le Devoir 14/07/2008)

 

Ce lundi 14 juillet le procureur de la (CPI), Luis Moreno-Ocampo, sous pression américaine, a réclamé lundi aux juges de la CPI d'émettre un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir pour "génocide".


Après avoir convoqué la procureur adjointe de la CPI vendredi, l'Union africaine a "mis en garde" la CPI.


Le Conseil de paix et sécurité de l'Union Africaine (CPS) «a réitéré la préoccupation de l'UA face à la mise en accusation abusive de dirigeants africains», telle qu'elle a été exprimée lors du dernier sommet de l'UA les 30 juin et 1er juillet.


Le gouvernement soudanais a affirmé dimanche qu'il ne reconnaît pas la juridiction de la Cour pénale internationale (CPI) et refuse toue décision prise par elle.

 Selon une déclaration du gouvernement soudanais, publiée après une réunion d'urgence présidée par le président el-Béchir, le Soudan est capable de maintenir sa souveraineté et sa dignité.

Les Etats-Unis qui sont à l'origine de ce "mandat d'arrêt" (qui est "une violation flagrante" des droits internationaux et des droits de l'homme) ne reconnaissent pas non plus la compétence de la CPI; Et refusent catégoriquement qu'un citoyen américain puisse être jugé par la CPI.

Et pourtant, ils manipulent le procureur Campo pour qu'il délivre des "mandats d'arrêts" à tout va contre ceux qui s'opposent aux politiques désastreuses des Etats-Unis à travers le monde. Les Etats-Unis refusent que leurs citoyens soient jugés par la justice internationale mais font pression sur ce juge pour qu'ils jugent les citoyens d'autres pays!


La question qui est sur toutes les lèvres est de savoir pourquoi le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo n'a jamais émis le moindre mandat contre les crimes commis par Bush et son administration notamment en Iraq.


Les images des tortures de prisonniers irakiens ont fait le tour du monde. La CPI est devenue malheureusement un autre instrument aux mains de 2 ou 3 pays qui l'utilisent pour régler leurs comptes à travers le monde. Ce qui lui a enlevée toute crédibilité.


Le gouvernement soudanais a aussi demandé à la communauté internationale de prendre des mesures adéquates en faveur de la paix au Soudan et de cesser de faire des accusations irresponsables et politiquement motivées contre le Soudan, tout en soulignant que le problème du Darfour est un problème intérieur.

 
Le même jour, l'Union des avocats arabes a critiqué la CPI pour sa décision d'inculper le président el-Béchir, l'appelant "une violation flagrante" des droits internationaux et des droits de l'homme. Sur la demande du Soudan, la Ligue arabe mène des consultations sur la nécessité de convoquer une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères à ce sujet.

Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo est présenté un peu partout dans le monde (en RDC notamment) comme une marionnette des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Ses décisions sont toutes jugées politiques n'ayant aucune base réelle. Il est un instrument visant à menacer les pays qui s'opposent généralement aux diktats américains et anglais notamment. Et si possible écarter des dirigeants qui ne cèdent pas aux caprices économiques des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne.


Le ridicule dans cette affaire est que les Etats-Unis comme le Soudan ne reconnaissent la compétence de la CPI. Les Etats-Unis refusent catégoriquement qu'un citoyen américain puisse être jugé par la CPI. Et pourtant, ils manipulent le procureur Campo pour qu'ils essaient de juger les citoyens d'autres pays qui refusent le diktat américain.

Les pays européens comme la France et l'Angleterre, qui utilisent le Conseil permanent de Sécurité de l'Onu pour menacer les autres Etats, sont solidaires des Etats-Unis dans la mesure où tous soutiennent des groupes rebelles au darfour, pour maintenir le statu Quo au Sud-Soudan et ainsi continuer leur exploitation des ressources de cette région soudanaise.

Le Soudan a d'ailleurs appelé également les Nations unies et la communauté internationale à faire quelque chose contre les dirigeants des groupes rebelles qui vivent pour la plupart en Europe..

Wahid Al-Nour, chef rebelle du darfour vit paisiblement en France et refuse de signer tout accord de paix dans le sud -Soudan. Ses relations avec les autorités françaises sont constamment dénoncées, mais la France fait toujours le dos rond.

Certains pays européens entretiennent ces chefs rebelles pour maintenir le statu quo au darfour et ainsi continuer tranquillement leur pillage des ressources de ces zones rebelles. La France est aussi mise en cause au Niger, en Centrafrique, en Côte d'Ivoire, au Tchad...; La Belgique en RDC notamment; les Etats-Unis en Somalie, Sierra-Leone, Liberia... Au Niger le Directeur d'AREVA, société minière française, a été exclu de pays de même le chef de la sécurité de cette société, en raison du soutien qu'ils apportent à des rebelles au Nord du Niger.


En Somalie, le président erythréen ne cesse de dénoncer la politique américaine consistant à "créer des conflits pour les exploiter". L'Union Africaine n'a toujours pas encore réagi or toute cette zone de la corne de l'Afrique est soumise aux politiques désastreuses des Etats-Unis, de la France qui y maintiennent des milliers de soldats, qui sont pour de nombreuses observateurs, les facteurs de troubles de cette sous-région africaine. Consistant notamment à monter les pays les uns contre les autres.


Les experts de questions internationales sont toutes d'accord que tant que les soldats français et américaines resteront en Afrique, il ne pourra y avoir de paix dans ce continent. Ces pays ont toujours déstabilisé des régions africaines par la ruse, le mensonge, la force et ainsi se fournir en matières premières presque gratuitement. C'est la cas de l'Uranium et du diamant centrafricain et nigériens, du pétrole somalien, des matières premières à l'est de la RD Congo...

 

© Copyright Le Devoir

 

 

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