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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 21:35

 

A défaut d’avoir la maitrise de  toute l’énergie que peut produire la République centrafricaine qui est synonyme de souveraineté  et d’indépendance, le régime de Bangui est aujourd’hui acculé,  au pied du mur, et semble  incapable de régler  définitivement cette équation  simple mais déstabilisatrice  et fatale pour lui s’il n’y prend garde.

Aussi, le courage et la volonté politique sont ici nécessaires et primordiaux afin de placer la question de la maitrise de notre énergie en priorité. Il y’a  pour notre pays des questions plutôt urgentes que tous les régimes doivent s’appliquer à régler avant toutes les autres car elles permettront aux questions secondaires de se résoudre d’elles mêmes. Une question de simple logique sinon comment assurer la sécurité alors que le pays est plongé dans le noir ?, Comment s’assurer du bon déroulement d’une opération chirurgicale alors qu’elle peut être interrompue à tout moment ? Comment et où trouver une bière fraiche pour se désaltérer et reprendre des forces en espérant des lendemains meilleurs dans un pays qui n’offre plus rien, comment entamer l’œuvre de développement sans la maitrise de l’électricité Etc…

Il  a fallu que les infrastructures vétustes de la seule centrale hydroélectrique de Boali  s’arrêtent de fonctionner pour que nos gouvernants se rendent compte, si toutefois ils se rendaient comptent de la fragilité  du système qu’ils entretenaient  et dont tout le pays  est à présent plongé. Le délestage du courant n’est pas un langage récent pour le Centrafricain, tout comme  certaines questions vitales qui relèvent de la souveraineté de l’état. Ces questions sont souvent restées taboues, jamais évoquées, jamais traitées pour ne pas déranger la quiétude d’une minorité nantie et improductive. Raison pour laquelle ceux qui concourent désormais  à l’expression du suffrage et à l’exercice du pouvoir devraient  s’engager fermement à traiter d’abord et avant tout ces questions de souveraineté car en les traitant elles entraineront le reste dans leur sillage.

S’il y a reproche à faire au régime actuel, c’est  bien évidemment son manque de capacité à anticiper les échéances et à se fixer les priorités car gouverner c’est prévoir. C’est une maladie propre à nos gouvernants mais à présent plus que jamais criarde par un sentiment encore plus laxiste que laisse courir et se propager dans le pays un régime à bout de souffle. Au point que le gouvernement  a cru bon tout simplement de lancer  un timide communiqué de presse sur les sites et journaux centrafricains pour demander comme d’habitude de l’aide et ensuite d’attendre d’hypothétiques  généreux donateurs.

N’aurait-il pas fallu profiter de cette occasion et procéder autrement  en faisant table  rase de ces pratiques antérieures qui ont tant coûté à notre pays. Arrêter de pratiquer cette politique de recours aux dons, d’assistanat, de subordination et  recourir à une vraie  politique stratégique faite d’appel d’offre de marché  afin de provoquer une concurrence saine et responsable avec un droit de regard des parlementaires comme le font certains états africains. N’est-ce pas également l’occasion de mettre fin à une gestion monopoliste,  et surannée de la chose publique ?

 

Franck Saragba

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion