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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:53

 


 

01 Juillet  16:44:10 GMT Reuters Par Joe Bavier


BANGUI, 01 Juillet  2008 (Reuters) – La République centrafricaine inclura un ancien président en exil dans un projet d'amnistie générale et pourrait accepter les rebelles dans un gouvernement d'union nationale afin de mettre fin à des années de guerre de maquis, a déclaré mardi le ministre de la communication.

 
Le gouvernement du président François Bozize a signé un accord de paix le mois dernier dans la capitale du Gabon, Libreville, pour la consolidation des accords de cessez-le-feu signés plus tôt avec trois groupes rebelles du nord de cette  ancienne colonie française sans littoral.

Le conflit latent, mêlé à l’accroissement du banditisme transfrontalier fait d’attaques de groupes armés du Tchad et de la région ouest du Darfour au Soudan, a vidé, selon les estimations, 300.000 personnes de leurs foyers ruraux et des villages.


L'accord de paix prévoit une loi d'amnistie pour les crimes commis pendant le conflit, suivie par un dialogue national chargé de rassembler le gouvernement, les rebelles, et l'opposition civile. Le Ministre de la communication, Cyriaque Gonda, a déclaré que deux semaines de négociations pourraient conduire à l'octroi de postes gouvernementaux pour les insurgés.

"Il n'est pas exclu qu’il y aura une redistribution des cartes après le dialogue politique",
a-t-il dit à Reuters dans une entrevue. "Le gouvernement, depuis la signature des premiers accords, a déjà commencé à donner quelque chose. Si cela doit se poursuivre au nom de la réconciliation nationale, il continuera."


Au moins deux chefs rebelles émargent déjà sur la liste du gouvernement en tant que conseillers auprès du président après la signature initiale de l’accord de cessez-le-feu l'année dernière. Le conflit en République centrafricaine trouve ses racines dans le de renversement du président d'alors Ange-Félix Patassé par Bozize en 2003.

 
Bozize a remporté les élections deux ans plus tard auxquelles Patassé a été empêché de participer et ses partisans ont déclenché une rébellion dans le nord-ouest du pays peu après.

Gonda a déclaré que Patassé, qui vit maintenant en exil au Togo, bénéficiera de la loi d'amnistie même s'il n'a jamais été officiellement lié aux rebelles.

 
"Il sera concerné par celle-ci absolument. Il est un des principaux acteurs dans le processus. Il est inclus. Il n'y aura pas d'exclusion ", a-t-il dit.

 
L'amnistie offerte dans le cadre de l'accord de paix ne donne pas l'immunité quant aux  poursuites éventuelles pour crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité qui pourraient être initiées par la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye.

 
L’éviction  de Patassé, suivie de combats sanglants entre les loyalistes et la rébellion de Bozize, a notamment engendré le viol systématique de centaines de femmes.

 
Jean-Pierre Bemba, ancien chef rebelle de la voisine République démocratique du Congo, a été arrêté en Belgique en Mai sur un mandat de la CPI pour crimes de guerre commis par ses combattants envoyés soutenir Patasse.

 
Certains observateurs estiment que la CPI pourrait également chercher à poursuivre l'ancien président lui-même. Avec sa faible densité de population, la République centrafricaine, l'un des pays les plus pauvres du monde, a souffert de cycles récurrents de violence politique depuis son accession à l'indépendance en 1960.


Il a subi onze (11) tentatives de coup ou de mutineries dans les dix dernières années seulement, et l'instabilité entrave l'exploitation de ses richesse constituées d'or, de diamants et d'uranium.

Un contingent de soldats de l'Union européenne, qui fait partie d'une plus grande force de l'Union européenne (EUFOR) envoyé à l'est du Tchad cette année pour protéger les civils et les réfugiés, a été déployé dans le nord-République centrafricaine pour des tâches de sécurité.

 

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : L’enjeu du dialogue national ne saurait être réduit à une question de répartition de portefeuilles ministériels à offrir à des rebelles. On ne peut sauter ainsi les pieds joints et aussi allégrement sur les graves problèmes de gouvernance auxquels est confrontée la RCA. Ou alors, ce ministre n’a rien compris aux enjeux nationaux qui doivent présider au dialogue national.

 

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