Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:42

 


 

BRUXELLES, 1 juil 2008 (AFP) - mardi 01 juillet 2008 - 12h58 - L'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, recherché par la justice internationale pour des crimes commis par ses forces en Centrafrique, va demander au Conseil de sécurité de l'ONU de suspendre la procédure, a indiqué mardi à l'AFP l'un de ses avocats.

 

"Le Conseil de sécurité pourrait demander une suspension (de la procédure) envers une personne qui a beaucoup oeuvré pour la pacification" de la République démocratique du Congo (RDC), a déclaré Me Aimé Kilolo Musamba en marge d'une audience devant la Cour de cassation belge à laquelle n'assistait pas M. Bemba.

 

Jean-Pierre Bemba a été interpellé le 24 mai à Bruxelles et placé en détention provisoire à Bruxelles, sur la base d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI. La Cour pénale internationale a ensuite demandé formellement son transfèrement à son siège de La Haye, une requête rendue "exécutoire" par une juridiction belge, la chambre du conseil.

 

Rival malheureux du président Joseph Kabila lors de l'élection présidentielle de 2006, M. Bemba "joue un rôle essentiel dans l'équilibre du pouvoir, sans lui le Congo est déséquilibré", a encore affirmé Me Kilolo.

 

"Des démarches en ce sens vont être faites dans les prochaines heures directement auprès du Conseil de sécurité, en vertu des statuts de la Cour pénale internationale", a précisé l'avocat. Devant la Cour de cassation, la plus haute juridiction belge, un autre avocat de M. Bemba, Me Michel Mahieux, a plaidé pour la remise en liberté de l'ex-vice président de la transition en RDC, en avançant que la procédure suivie en Belgique était entachée d'irrégularités.

 

Les avocats de M. Bemba estiment que leur client aurait dû être entendu par la Chambre du conseil. L'avocat général de la Cour de cassation, Damien Vandermeersch, a en revanche plaidé que cette partie de la procédure était "unilatérale" et qu'elle "n'imposait donc pas une audition de l'inculpé". Il a donc réclamé le rejet du pourvoi.

 

La décision de la Cour de cassation est attendue plus tard dans la journée. En cas de rejet du pourvoi, la décision de transfèrement vers La Haye de M. Bemba, devrait être rapidement exécutée. Le transfèrement avait déjà été prévu il y a 10 jours. Ex-chef rebelle et vice-président de la RDC durant la transition politique dans ce pays d'Afrique centrale, M. Bemba est poursuivi pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, dont des viols et des meurtres, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003.

 

"Jean-Pierre Bemba ne craint rien de la CPI, il est totalement sûr de son innocence", a assuré Me Kilolo. Selon l'avocat, le "lien de subordination" entre M. Bemba et les troupes responsables de ces crimes n'est pas établi, ces miliciens répondant à l'époque aux autorités centrafricaines.

 

Après des affrontements entre ses troupes et celles du président Joseph Kabila début 2007, M. Bemba avait été forcé à l'exil. Il vivait depuis entre la Belgique et le Portugal.

"Pour nous, l'affaire a été politisée, la plainte émanant de proches du président Kabila", a assuré à Bruxelles une responsable du Mouvement de libération du Congo (MLC - parti de M. Bemba), Fyfy Osambia. "On aimerait qu'il se présente en homme libre devant la CPI, car nous savons qu'il sera acquitté", a-t-elle ajouté.

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers