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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 00:54



 

Le chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, a quitté Libreville ce 28 juin pour rejoindre la ville balnéaire de Charm el-Cheikh, en Egypte, où il prendra part avec ses homologues du continent au 11e sommet de l’Union africaine (UA) qui s’ouvre le 30 juin prochain. Sur son chemin, le président gabonais fera escale à Syrte, en Libye, pour s’entretenir avec Mouammar Al Kadhafi sur les questions relatives à la création des Etats-Unis d’Afrique (EUA).

 

Charm el-Cheikh sera-t-elle une terre bénie pour l’accouchement d’un gouvernement africain que l’UA peine à mettre en place ? Cette idée chère au président libyen, Mouammar Al Khadafi, qui prône une fusion des 53 Etats en une entité unique, butte sur les souverainetés nationales des Etats membres qui préfèrent aller progressivement vers cette union. Ces deux approches de l’intégration africaine divisent les pays membres de l’UA et risquent de noyer à nouveau le sommet de Charm el-Cheikh, qui s’ouvre le 30 juin prochain au pays des pharaons.


C’est sans doute pour réconcilier les positions des uns et des autres que le président Bongo Ondimba fait le déplacement de Syrte, en Libye, pour s’entretenir avec son homologue libyen, principal artisan d’une union africaine immédiate.


L’Afrique a besoin de souder son unité au cours de ce sommet qui s’ouvre dans un contexte de défis majeurs sur le plan à la fois de la stabilité économique, politique et sécuritaire.
Les négociations des Accords de partenariats économiques (APE) avec l’Union européenne (UE) ou la création de l’Union pour la méditerranée, proposé par le président Sarkozy aux pays du bassin de la méditerranée, risquent de désaxer l’Afrique si les dirigeants africains ne proposent pas des solutions appropriées pour faire face à ces défis.


La déstabilisation politique, tout comme la multiplication de foyers de tensions un peu partout en Afrique, notamment au Tchad, au Soudan, en RCA, en RDC, et globalement dans les pays des Grands Lacs et sur la corne de l’Afrique, seront parmi les dossiers brûlants qui seront traités par les chefs d’Etats africains.


Le pied de nez de Mugabe, à l’Afrique et au monde, sera certainement le dossier prioritaire de ce sommet, au regard de ces implications politiques, et son influence sur le processus démocratique en Afrique. D’ailleurs, le président de l’UA, Jean Ping, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères qui précède celle des chefs d’Etats, avait estimé que l’UA ne prendra sa position qu’après l’examen du cas Zimbabwe par la conférence des chefs d’Etats.
«Nous attendons le sommet des chefs d'Etat pour faire des déclarations importantes sur le Zimbabwe» avait indiqué Jean Ping.


Médiateur dans plusieurs crises qui secouent l’Afrique, le Tchad, la RCA, la Côté d’Ivoire, etc, le président Bongo Ondimba, membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique et doyen des chefs d’Etats du continent parviendra t il avec ses pairs à trouver une issue pacifique et négociée à la crise zimbabwéenne ? Charm El-Cheikh offrira peut être aux chefs d’Etats africains la sagesse des Pharaons pour bâtir une Afrique prospère.

 

28-06-2008    Source : Gaboneco.com 

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