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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 14:57

 

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA) 24 Jun 2008


Après presque trois ans de conflit dans le nord, deux groupes rebelles se sont engagés à cesser définitivement les hostilités et à renoncer à la violence comme instrument de lutte. Les protagonistes de cette avancée positive sont l'Union des forces démocratiques du regroupement (Ufdr) et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), qui ont signé à Libreville (Gabon) un accord de paix avec le gouvernement centrafricain du président François Bozizé, qui évoque la promulgation d'une loi d'amnistie générale, une phase de démobilisation et de réinsertion.

 

Par ailleurs, le document en sept points précise que les groupes rebelles pourront se transformer en partis politiques ou s'unir à des formations existantes avec la possibilité de prendre part au Dialogue politique inclusif pour la réconciliation nationale, prévu fin juillet entre le président Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 par un coup d'état, et l'opposition.

 

 L'accord n'a cependant pas été souscrit par le troisième groupe armé antigouvernemental, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, pour des raisons peu claires, mais son adhésion semble prévue d'ic quelques jours. 'C'est une excellente nouvelle – commente à la MISNA frère Enzo Canozzi, des frères mineurs capucins, de retour en Italie après avoir passé 35 ans en République centrafricaine – mais si les troupes rebelles ne trouvent pas rapidement d'alternative économique, ils seront tentés de continuer à utiliser les armes pour se procurer de quoi vivre, comme toujours au détriment de la population civile.

 

Mais ce qu'il est important de savoir aussi c'est qu'aucune solution durable n'est possible sans la promotion du développement économique du nord, une région pauvre et livrée à elle-même. La paix doit être accompagnée de la promotion locale sinon les motifs de fond d'opposition au gouvernement de Bozizé ne cesseront pas'. La Conférence épiscopale centrafricaine a elle aussi exprimé sa satisfaction pour la signature de cet accord de paix et souhaite que le Dialogue politique inclusif soit mené dans un 'esprit de tolérance, de respect réciproque et de réconciliation'.

 

Selon un premier calendrier, le dialogue aurait dû commencer le 8 juin, mais la cessation des hostilités dans le nord-ouest du pays était une des conditions préliminaires obligatoires pour le lancement du débat national, qui vise à trouver des solutions aux problèmes socio-économiques croissants du pays. Selon les estimations de l'Onu, les violences perpétrées dans le nord contre les civils par des groupes de bandits, des militaires et des rebelles ont provoqué une crise humanitaire avec plus de 200.000 déplacés internes et 108.000 réfugiés au Cameroun, Tchad et Soudan.

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