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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 14:54

 

YAOUNDE - 23 JUIN 2008 © JFB, Mutations

 

Les trois pays ont tenu un sommet tripartite pour faire face à l’insécurité au niveau de leurs frontières communes.

 

Henri Eyebe Ayissi, le ministre camerounais des Relations extérieures et président du comité de suivi de l’initiative tripartite a choisi le tableau de l’enlèvement dans le nord du Cameroun de 14 personnes par des bandes armées et leur transfert vers le Tchad où 10 d’entre elles ont été abattues par leurs ravisseurs pour non versement de rançon, pour illustrer l’un des aspects qui caractérise l’insécurité entre ces trois pays. Il s’exprimait vendredi dernier au Hilton hôtel de Yaoundé alors qu’il présidait l’ouverture de la réunion ministérielle tripartite sur l’insécurité transfrontalière.


Ces travaux qui se tenaient dans le cadre des préparatifs du 9ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale avaient pour but de réfléchir et trouver les voies et moyens d’endiguer durablement l’insécurité transfrontalière au niveau des frontières communes et y rétablir la stabilité.


L’insécurité d’après le ministre camerounais a plusieurs visages et se décline parfois sous la forme de coupeurs de routes, du trafic, de la prolifération et de la circulation des armes à feu, du vol de bétail, voire de la prise d’otages avec demande de rançon comme on l’observe de plus en plus entre ces trois pays. Il est donc question aujourd’hui, de poursuivre sur la voie du plan mis sur pied ici même à Yaoundé en août 2005 et qui vise la création d’un cadre permanent de concertation entre responsables des trois Etats.


Un cadre qui devrait donc d’après François Lonseny Fall, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en République centrafricaine, permettre aux pays concernés de procéder à une meilleure circulation de l’information sécuritaire entre eux afin d’éviter des actions isolées qui ne sont pas toujours porteuses, mais qui constituent toujours un risque pour les pays, les bandits utilisant parfois des moyens assez modernes et se déplaçant assez facilement d’un pays à l’autre.


" La question de la sécurité conditionne tout le processus d’intégration de la sous région " a rappelé Antoine Louis Ntsimi, le président de la Commission de la Cemac aux participants à cette réunion qui regroupait les ministres en charge des questions de sécurité des trois pays concernés. Il a à cet effet indiqué qu’il sera désormais envisagé le recours aux moyens aériens pour la sécurité des frontières très poreuses des pays concernés, avant d’indiquer que de la réussite de ce comité tripartite, dépendra l’extension du projet à l’ensemble des pays de la Cemac.

Le ministre camerounais des Relations extérieures a partagé cette préoccupation, rappelant au passage que la réunion d’août 2005 avait recommandé le renforcement des capacités des forces de défense des pays membres, l’échange des informations sur des questions de sécurité, la réactivation des commissions mixtes entre les pays.


Un premier résultat positif enregistré est la signature samedi dernier à Libreville au Gabon de l’accord de paix global entre le gouvernement et les rebelles centrafricains.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales